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ORGANISATION Faire traiter ses déchets par un partenaire : une affaire de méthode

le 27/03/1998  |  ChantiersDéchetsConjonctureEntreprisesSeine-et-Marne

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Sommaire du dossier

  1. SOMMAIRE 4877- Déchets de chantier
  2. Déchets de chantier : comment les éliminer ?
  3. Gestion des déchets de chantier Entre prise de conscience et concrétisation
  4. SOMMAIRE 4922 CAHIERS DE L'ENVIRONNEMENT : Déchets de chantier
  5. COMMENT LES ELIMINER ? REGLEMENTATION
  6. Maîtriser les coûts et optimiser les pratiques
  7. Comment s'y prendre
  8. 4 solutions pour vos déchets
  9. BIBLIOGRAPHIE PRATIQUE
  10. BIBLIOGRAPHIE PRATIQUE
  11. BIBLIOGRAPHIE PRATIQUE
  12. "Il faut créer des centres de regroupement"
  13. Travaux publics : contrastes OUVRAGES D'ART
  14. Travaux publics : contrastes ROUTES
  15. Travaux publics : contrastes
  16. Réglementation Les obligations pour chaque intervenant
  17. 7 conseils pour mieux gérer ses déchets*
  18. Expérimentations locales dans le bâtiment PICARDIE
  19. Regroupement et tri
  20. Expérimentations locales dans le bâtiment RHONE
  21. Expérimentations locales dans le bâtiment
  22. ORGANISATION Faire traiter ses déchets par un partenaire : une affaire de méthode
  23. Expérimentations locales dans le bâtiment OISE
  24. Expérimentations locales dans le bâtiment SAONE-ET-LOIRE
  25. DECHETS D'AMIANTE Choix restreint et coûts élevés
  26. TRI SELECTIF SUR SITE Gérer les déchets directement sur le chantier
  27. Expérimentations locales dans le bâtiment ALLEMAGNE
  28. Expérimentations locales dans le bâtiment GRANDE-BRETAGNE
  29. Eliminer les déchets de chantier
  30. DECONSTRUCTION SELECTIVE Une réponse à la pollution par les gravats
  31. Traitement des déchets de chantier
  32. Où déposer ses déchets de chantier ?
  33. Comment s'y prendre - Picheta : Développer une solution de proximité
  34. Les solutions émergent
  35. Déchetteries : tout trier et valoriser
  36. Comment s'y prendre - Le Bâtiment Associé : Montrer l'exemple
  37. «Granulats recyclés : respecter les normes de caractérisation»
  38. Les dechetteries en négoce une formule toujours en test
  39. Les bureaux d'études spécialisés anticipent les difficultés
  40. Une démarche ambitieuse et volontaire
  41. Développer le marché de la récupération à l'export
  42. Les professionnels des déchets développent leurs offres « chantier »
  43. Valorisation et maîtrise des coûts, les majors du bâtiment s'organisent

-Le rythme des chantiers impose un suivi quotidien.

Si le volume de déchets produit par les activités de construction est très élevé (plus de 23 millions de tonnes en moyenne chaque année, l'activité de gestion de ces derniers reste encore le parent pauvre de l'organisation de chantier. Interlocuteurs privilégiés des maîtres d'ouvrage sensibilisés à ces problèmes, les grandes entreprises de gestion de déchets ont déjà mis le pied sur ce marché. Pour Bernard Lanfranchi, responsable du secteur BTP à la CGEA (Générale des eaux), « il est important d'intervenir le plus tôt possible pour préparer la rédaction des cahiers des charges et déterminer les conditions d'intervention pour les différents corps d'état. »

« On est à même de proposer une offre sophistiquée, souligne de son côté Geneviève Slosse, responsable de ce marché à la Sita (Lyonnaise des eaux). Nous développons des techniques de tri, valorisation, régénération. Est-on capable d'aller aussi loin sur un chantier ? L'important est de saboir comment on aborde le problème dans le cahier des charges et quels sont les moyens financiers mis à disposition? » Le seul domaine économiquement intéressant demeure la reprise des déchets de gravats utilisables en remblais.

La première démarche sur le chantier consiste à analyser les phases de construction ou de réhabilitation, et à adapter les moyens de collecte. L'expérience acquise sur quelques chantiers a permis de diversifier les méthodes de travail. Ainsi le choix entre tri sur chantier et mélange dans les bennes.

Si les grands chantiers supportent la mise en place de bennes pour différents types de déchets, notamment en raison de la place disponible, du volume à enlever et des économies générées par le tri, les travaux plus modestes seront correctement traités avec la pose d'une seule benne pour déchets mélangés. CGEA a par ailleurs testé le nombre de bennes à poser sur chantier pour optimiser leur gestion : trois bennes suffisent, une pour les matériaux ferreux, une pour les plâtras et une pour les matériaux à trier ultérieurement. En fin de chantier, une benne pour les déchets industriels spéciaux (pots de peinture, colles, mastics, etc.) sera rajoutée.

Chez Sita, la recherche de la rentabilisation du tri des déchets de chantiers a conduit à les mixer, dans les centres de tri, aux déchets industriels banals (DIB). « L'importance des pondéreux dans les déchets de bâtiment réduisait le rythme de travail sur la chaîne de tri spécifique », explique Geneviève Slosse.

Le management

Autre point important : le management. La présence permanente sur le chantier d'une personne chargée d'expliquer, de former et de motiver au tri, et enfin de gérer les enlèvements de bennes semble impérative. D'autant que les mouvements de personnels sont réguliers.

Cette activité de conseil et de gestion spécifique constitue aussi le savoir-faire de nouvelles petites entreprises, comme Hercule, basée en Seine-et-Marne et créée en 1992. « Nous assurons le nettoyage de chantier », décrit Pascal Frouin, son gérant. « Les tâches s'étendent du déchargement des camions au balayage de chantier, en passant par la répartition des matériaux, la gestion des bennes, voire la sécurité sur le chantier. » Si cette organisation rallonge les délais, les gains sont perceptibles en matière de sécurité et de qualité de travaux.

PHOTO : Le tri sur chantier : une source d'économie qui impose management et information.

Artisans : éviter les handicaps de la gestion de déchets

« Les orientations en matière de gestion des déchets de chantier sont incohérentes », souligne William Armanini, chargé des dossiers « Déchets » et « Environnement » à la CAPEB (Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment). Ses arguments pleuvent : « Il faut comprendre qu'on ne peut pas faire des kilomètres pour se débarrasser de déchets, que les artisans traitent des chantiers de petite taille, qu'ils ont de petites capacités de stockage pour des déchets très divers. » La prise en compte des déchets aura des conséquences économiques importantes sur l'activité artisanale. Exemple : une moquette à coût d'achat faible peut revenir plus cher à recycler qu'une série de composition plus sophistiquée. La notion de coût global devra faire son entrée dans la négociation de prix. Autre sujet de préoccupation : l'amiante. Des chantiers sont paralysés pour la présence de faibles quantités. A la Confédération, les débats militants s'orientent en différentes directions : sensibiliser les fabricants sur l'importance des emballages monocomposants, sur la reprise des produits en fin de vie, sur l'utilisation des granulats recyclés (certains maîtres d'ouvrage les refusent) ; impliquer les négociants dans la chaîne de traitement des déchets, etc. L'idée est aussi lancée d'une taxe de financement du recyclage des produits dont le mérite serait de simplifier les comparaisons de prix. Enfin, la CAPEB a obtenu de participer aux commissions de révision des plans départementaux d'élimination des déchets.

Un guide pratique d'information technique juridique et fiscale est actuellement distribué afin de permettre à ses adhérents d'exposer auprès des maires les difficultés provoquées par ce problème.

PHOTO : William Armanini : «Impliquer les fabricants et négociants.»

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Principaux organismes

Centre scientifique et technique du bâtiment, Catherine Charlot-Valdieu, tél. : 04.93.95.67.08.

FNB, Roland Fauconnier, tél. : 01.40.69.51.04.

Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, Philippe Léonardon, tél. : 04.93.95.79.22.

Ministère de l'Equipement, du Transport et du Logement, Isabelle Andrivon, tél. : 01.40.81.92.97.

Union nationale des exploitants de déchets, Isabelle Conche, tél. : 01.44.01.47.01.

Ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement, Laurence Thoraval, tél. : 01.42.19.14.26.

Pour se renseigner localement : les mairies et Conseil généraux, les directions régionales de l'Environnement (Diren), les directions régionales de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement (Drire), les préfectures et les directions départementales de l'Equipement.

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