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Oger International trouve ses équilibres

Florent Maillet |  le 18/05/2018  |  Seine-Saint-DenisPrincipauté de MonacoInternationalFrance entièreEurope

Racheté par un investisseur jordanien, l'ingénieriste a apuré ses dettes. Et répartit son activité sur trois zones, en mettant l'accent sur la France.

Oger International est prêt à rebondir. « Une nouvelle page de notre histoire peut désormais s'écrire, une page plus sereine, tournée vers l'avenir et pleine de nouveaux défis comme nous les aimons », assure Omar Joseph Baroud, P-DG du groupe depuis deux ans. Le spécialiste en ingénierie et en management de projets, basé à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), était confronté depuis 2016 à une dette de 45 M€, causée par la déconfiture de son principal client, le géant déchu du BTP saoudien Saudi Oger (lire « Le Moniteur » n° 5929, p. 22) . Un chapitre douloureux qu'il a clôturé en plusieurs temps.

Changement d'actionnaire. Le 15 février dernier, le tribunal de commerce de Bobigny a clos la procédure de sauvegarde de l'activité, enclenchée le 29 septembre 2016. Elle gelait la dette, en attendant que le groupe trouve une solution. Celle-ci passait par un changement d'actionnaire. Oger International, détenu depuis 1979 par la famille du Premier ministre libanais, Saad Hariri - également propriétaire de Saudi Oger -, dispose, depuis le 5 mars dernier, d'un nouveau propriétaire. Il s'agit de l'homme d'affaires jordanien Ala Al Khawaja, qui détient désormais 100 % du capital d'Oger International via sa société française AMK Capital Investment.

Si ce dernier investit, à travers son conglomérat international, dans des secteurs comme la banque ou les télécoms, il s'agit de sa première incursion dans le BTP. Le nouveau propriétaire a réglé une partie de la dette ou négocié son abandon. Le solde, 21 M€, est désormais échelonné sur dix ans. Le nouvel actionnaire, « qui est venu personnellement rencontrer les collaborateurs », s'est engagé sur une garantie d'emploi de trois ans pour les 350 salariés, le temps que la nouvelle stratégie se déploie.

Projets complexes. C'est donc dans une nouvelle configuration qu'Oger International repart à l'offensive. « Notre cœur de métier et ce qui a fait notre réputation ne change pas, à savoir notre capacité à travailler sur des projets complexes dans le bâtiment, avec une culture du management très forte et un réel savoir-faire sur le BIM, démontré sur des cas comme la tour Odéon à Monaco, le Louvre Abu Dhabi ou le Grand Théâtre de Rabat sur lequel nous travaillons actuellement », expose Omar Joseph Baroud.

En revanche, plus question de dépendre à 70 % d'un seul client, comme cela était le cas avec Saudi Oger. « Nous allons diversifier nos activités sur trois régions, reprend l'ex-Bouygues et diplômé des Ponts. La France et l'Europe de l'ouest, l'Afrique et le Moyen-Orient. Mais nous allons mettre fortement l'accent sur les opportunités en France, où le marché s'annonce très dynamique. » Des priorités affirmées à travers une nouvelle organisation (lire encadré) et qui se lisent déjà dans l'activité : les 42 M€ de chiffre d'affaires réalisés en 2017 (contre 60 M€ en 2016) se répartissaient équitablement entre les différentes zones du groupe. Un premier retour à l'équilibre.

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La nouvelle organisation

Oger International s'est réorganisé en septembre 2017 selon deux principes : « Diversification des clients et ancrage solide en France », énonce son P-DG, Omar Joseph Baroud. « Notre force est de couvrir tous les métiers autour du bâtiment et de savoir travailler sur des projets très complexes. » Quatre directions régionales ont vu le jour : France et Europe ; Afrique ; Moyen-Orient ; Arabie Saoudite. Cette dernière est aussi orientée vers les « gros clients privés ». Trois pôles métier structurent désormais l'ingénieriste : architecture-décoration ; fluide-électricité (incluant l'expertise BIM) ; structure-infrastructure. Enfin, le groupe dispose de quatre agences fixes à l'international : en Suisse, au Maroc, en Tunisie et à Abu Dhabi.

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