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Nouvelles rames de métro à Montréal : ça ne passe pas
Le nouveau métro de Montréal - © © STM

Nouvelles rames de métro à Montréal : ça ne passe pas

Adrien Pouthier |  le 29/04/2014  |  Ouvrage d'artInternationalBâtimentTransports mécaniques

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Le montant du contrat accordé à Bombardier et Alstom (1,2 milliard de dollars canadiens soit environ 800 millions d'euros) pour fournir 468 nouvelles rames de métro plus volumineuses et plus lourdes (donc plus gourmandes en énergie) fait tiquer au Québec. D'autant que les retards de livraisons se sont accumulés et que l'on vient d'apprendre que 200 mètres de voutes de tunnels avaient dû être rabotés pour assurer le passage des trains dans toutes les conditions...

Construit en 1966, le métro de Montréal (4 lignes pour un réseau de 71 km, 68 stations) fonctionne depuis avec ses trains d'origine, des MR-63 d'une capacité de 900 personnes pour un poids de 227 tonnes. Pour moderniser le métro, la STM (Société de transport de Montréal) avait décidé en 2010 de commander à un consortium Bombardier-Alstom 468 nouvelles rames "Azur". Un contrat sans appel d'offres de 1,2 milliard de dollars canadiens (environ 800 millions d'euros) pour la production des voitures et 1,2 milliard supplémentaire (1) pour le réaménagement des installations, la formation des employés de la STM, l’outillage spécialisé, les pièces de rechange et les frais financiers.

Et "réaménagement" il y a eu : les responsables se sont aperçus que les nouveaux trains plus larges (ils doivent pouvoir accueillir plus de 1000 passagers contre environ 900 actuellement) et plus lourds de 13 tonnes risquaient de se retrouver bloqués dans certaines portions de tunnel en cas d'inclinaison trop forte suite à une crevaison ou a une rupture de suspension... 200 mètres de voûte ont donc dû être "limés", rapportait le 25 avril dernier le Journal de Montréal. Embarras du côté de la STM qui doit également justifier du coût du contrat et de l'augmentation de la facture énergétique : en effet qui dit rame plus lourde dit plus d'énergié pour la mouvoir...

«C'est certain qu'elles vont transporter davantage de clients, donc, nécessairement, il va y avoir une charge différente, a souligné le président du conseil d'administration de la STM Philippe Schnobb. Nous ne sommes toutefois pas encore en mesure de dire qu'elle sera cette différence.»

La première voiture a été livrée lundi 28 avril avec près d'un an de retard. D'autres seront livrées quotidiennement à la STM, qui assemblera son premier train au cours des prochains jours, avant de débuter la période d'essais qui doit durer huit mois. Le remplacement se fera graduellement jusqu'en 2018.

En + : au cas où l'on serait tenté de se moquer un peu vite de la STM, souvenons-nous de la désagréable mésaventure de la SNCF... Ici

(1) la STM étant une entreprise publique, le coût du contrat a été supporté à 75 % par le gouvernement du Québec.

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