Marchés privés

Nouvelle réglementation thermique : c’est parti !

C’est officiel, le décret relatif à la fameuse RT 2005, applicable aux bâtiments dont le permis de construire sera déposé après le 1er septembre, est enfin publié. Ce texte vise à améliorer d’au moins 15 % la performance énergétique des bâtiments neufs. Il devrait également favoriser les énergies renouvelables et limiter le recours à la climatisation en divisant la France en 8 zones climatiques.

Il s’en est fallu de peu pour que la date d’application de ce texte – le 1er septembre –précède la publication officiel du décret au Journal Officiel. C’est donc fait : le décret n°2006-592
relatif aux caractéristiques thermiques et à la performance énergétique des
constructions est paru jeudi 25 mai.
Globalement, la version 2005 reste dans la continuité de la RT 2000 : le projet de construction est comparé à un projet de référence et, pour éviter les dérives, des exigences minimales doivent être respectées.
Aux consommations prises en compte par la RT 2000 (chauffage, ventilation, eau chaude sanitaire et éclairage dans le tertiaire) s’ajoutent dans la RT 2005 celles de refroidissement et d’éclairage pour tous les bâtiments. Et, pour mieux prendre en compte le confort d’été, les zones climatiques sont redéfinies et leur nombre passe de trois à huit. Autre nouveauté, la mise en place d’une limite maximale de consommation (en kWhep/m².an), définie en fonction de la typologie du bâtiment, des zones climatiques et de l’énergie de chauffage.
Le renforcement des exigences sur le bâti vise en priorité le traitement des ponts thermiques avec pour objectif d’améliorer les performances d’environ 20 % par rapport à la RT 2000, l’augmentation moyenne des exigences d’isolation des parois étant de 10 %.
Du côté des équipements, l’accent est mis notamment sur la réduction des déperditions de ventilation. Pour le chauffage, la chaudière basse température devient la chaudière de référence, de même que les panneaux rayonnants en chauffage électrique.
Autres évolutions, la RT 2005 tient compte désormais des consommations liées au refroidissement des locaux et valorise la conception bioclimatique en prenant en compte l’inertie réelle du bâtiment et en s’intéressant à son orientation.
La nouvelle réglementation encourage aussi le recours aux énergies renouvelables en les introduisant en référence. C’est notamment le cas du solaire thermique qui est prévu comme solution de référence pour la production d’eau chaude sanitaire. La RT 2005 demande, en effet, par rapport à la RT 2000, une réduction des consommations d’énergie pour l’eau chaude sanitaire de 20 % dans une maison individuelle et de 10 % dans un immeuble collectif chauffé à l’électricité. Un moyen d’inciter à l’usage d’énergies « gratuites » qui complètent les énergies traditionnelles comptabilisées dans la consommation.

Plus d’information sur la RT 2005 dans « Le Moniteur » du 2 juin


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