A la Une

Contenus proposés par SERVICE D'INFRASTRUCTURES DE LA DÉFENSE

«Nous recrutons de nombreux ingénieurs et techniciens du BTP»
Ingénieur général Hervé Foubert - directeur central adjoint du SID

«Nous recrutons de nombreux ingénieurs et techniciens du BTP»

le 26/08/2021 |  SID recrute - Recrutement

L’ingénieur général Hervé Foubert est directeur central adjoint du SID, le service infrastructure de la Défense. Il fait le point sur les besoins en recrutement du SID, un service du Ministère des Armées qui compte 6700 personnes.

Le service d’infrastructure de la Défense (SID) est un service phare et pourtant méconnu du ministère des armées. Quel sont précisément ses missions ?

Le SID est le service référent du ministère des Armées en matière d’infrastructures mais aussi d’énergie associée aux infrastructures. Nous avons en charge la construction, la restructuration mais aussi la gestion et l'entretien de l'immobilier du ministère : bureaux, hébergements des militaires, hôpitaux, voieries, camps d’entrainement, bases aériennes et navales, ouvrages maritimes, etc. Pour rappel, le patrimoine immobilier des Armées, c’est 275 000 hectares, soit la surface d’un département français, et 29 millions de m2 de bâti, soit l’équivalent de la surface construite de la ville d’Orléans. Le budget est conséquent avec un plan de commandes annuel (neuf et ancien) de l’ordre de 2 milliards d’euros. Nous venons aussi en soutien sur les théâtres d’opérations extérieures au Mali, en Irak, etc., pour construire des hébergements en dur, des centrales électriques, des unités de production d’eau, des unités d’assainissement, etc. Nous sommes aussi l’acheteur énergie du ministère des Armées pour le gaz et l’électricité, ce qui représente un budget de 230 millions d’euros par an.

Pourquoi un service dédié ?

Le ministère des Armées doit impérativement garder la main sur sa capacité opérationnelle pour pouvoir assurer la sécurité du pays, en tout lieu, en tout temps. En ayant son propre service, il s’assure de disposer des infrastructures et de l’énergie nécessaires à l’exercice de ses missions régaliennes. Une base aérienne, par exemple, est un outil de combat, tout autant qu’un avion de chasse.

Vous êtes un des plus gros services infrastructures de l’Etat…

Nous sommes même le plus gros, avec 6700 personnes : un tiers de militaires, deux-tiers de civils. Nous sommes présents sur tout le territoire français en métropole et outre-mer, mais aussi à l’étranger. En métropole, nous disposons de 200 implantations et sommes organisés en 7 grandes directions à vocation régionale, les établissements du service d’infrastructure de la défense (ESID) : Brest, Rennes, Saint-Germain-en-Laye, Metz, Lyon, Toulon, Bordeaux. Outre-mer et à l’étranger, nous avons 9 directions des infrastructures de la Défense (DID): Fort-de-France (Antilles), Cayenne (Guyane), Nouméa (Nouvelle-Calédonie), Papeete (Polynésie), Saint-Denis (La Réunion), Djibouti, Dakar (Sénégal), Libreville (Gabon), Abidjan (Côte d’Ivoire).

Vous êtes aussi un service en plein essor, qui recrute massivement…

Oui ! Nous recrutons quelques 350 personnes chaque année, tous statut confondus, civils ou militaires, de carrière ou contractuels.

« Servir notre pays »

Quels sont les métiers où vous recrutez ?

Nous avons un fort besoin en ingénieurs. Nous allons embaucher cette année 40 ingénieurs (ou architectes) sous le statut d’ingénieur militaire de l’infrastructure (IMI). Nous recherchons aussi des techniciens supérieurs du BTP sous statut civil (fonctionnaire ou contractuel). Ce sont des postes majoritairement basés en métropole, mais nous avons aussi des besoins outre-mer et à l’étranger. Concernant les ingénieurs, nous embauchons essentiellement des jeunes ingénieurs : des diplômés de l’ENSAM avec laquelle nous avons un partenariat pour notre filière de recrutement initial des IMI, et plus largement des différentes écoles d’ingénieurs BTP/Génie civil. Nous avons principalement des besoins en matière de maîtrise d’ouvrage, de maîtrise d’œuvre, d’ingénierie de la maintenance, de gestion technique du patrimoine, d’achats aussi.

Le SID n’est pas un employeur comme un autre, et les métiers ne sont pas tout à fait les mêmes que dans une entreprise classique de BTP…

Certains de nos ouvrages sont en effet très spécifiques : dépôts de munition, centres de commandement sécurisés et enterrées, data center, ouvrages nucléaires, etc.. Ces ouvrages requièrent des compétences particulières. Autre singularité : nous sommes maîtres d’ouvrage mais exerçons aussi les activités de maitrise d’œuvre et d’expertise technique, en particulier là où les besoins spécifiques du ministère ne trouvent pas d’offre en milieu civil.

Quels sont les plus que l’Armée peut offrir à un jeune ingénieur ?

Ils sont multiples. Il y a d’abord la diversité et la richesse des métiers, avec des possibilités d’évolution souvent plus importantes et plus rapides que dans le privé. Chez nous, un ingénieur peut commencer par la maîtrise d’ouvrage notamment en conduite d’opération, poursuivre dans l’ingénierie de la maintenance ou la maîtrise d’œuvre, et pas forcément dans cet ordre. Autre avantage : il sera accompagné tout au long de sa carrière et pourra, passer les différents grades : sous-lieutenant, lieutenant, etc. Il développera à la fois des savoir-être (humains, managériaux) et des savoir-faire, ce qui procure un véritable épanouissement. Ceux qui veulent partir travailler outre-mer ou à l’étranger ont aussi chez nous des opportunités intéressantes. Enfin et surtout, nos ingénieurs et techniciens, et l’ensemble du personnel du SID, sont au service de notre pays. Ils exercent leur métier d’ingénieur, de technicien supérieur, au service de la France.

Vous recherchez les meilleurs talents de la construction ? Faîtes-le savoir, faîtes-vous connaître

Découvrez Construction et Talents, le dispositif Marque Employeur hébergé au cœur des audiences du Moniteur, et diffusez vos initiatives RH, environnementales, R&D, vos projets de recrutement … Les meilleurs talents sont connectés sur LeMoniteur.fr !