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«Nous lançons 200 millions de francs de travaux pour protéger le littoral »

ELISABETH GILLION |  le 26/01/2001  |  Collectivités localesArchitectureAménagementNordSomme

Fernand Demilly, président du conseil général de la Somme

Le département engage un programme d'action en la baie de Somme : en quoi consiste-t-il ? Est-ce suffisant pour désensabler l'estuaire ?

FERNAND DEMILLY. Nous engageons 200 millions de francs (1) pour dégager les chenaux et accélérer le mouvement des eaux. Notre objectif est de maintenir l'activité économique des ports, la pêche comme la plaisance. Nous n'espérons pas stopper l'ensablement qui est inéluctable, mais il faut protéger le littoral. La méthode a été prescrite suite à l'étude menée en laboratoire par Sogreah de 1992 à 1996.

Quel est le calendrier possible du chantier ?

Les études techniques démarrent, l'enquête publique est prévue en juin, les travaux ensuite. Mais déjà, le conseil général a lancé une campagne d'information, via une lettre largement diffusée et via Internet. Nous comptons sur les fonds européens qui cofinancent tous les gros programmes sur la côte picarde pour boucler le financement ; nous négocions aussi avec la région et l'Etat, car le contrat de Plan ne mentionne pas ce projet. Il est vrai que la loi de décentralisation a oublié la « compétence protection du littoral », mais nos partenaires nous laissent l'initiative en se contentant d'accompagner financièrement. Il revient plutôt à l'Etat de veiller à l'intégrité territoriale et de décider où arrêter le trait de côte. Cette réflexion doit être menée avec tous les partenaires ; elle concerne l'ensablement de la baie, plus l'érosion des falaises à Ault et la prolongation de la digue de Cayeux.

La digue a-t-elle montré son efficacité lors des dernières tempêtes ?

Tout à fait, c'est pourquoi il faut la prolonger. Nous devons trouver 70 millions de francs (2) pour en finir avec la noria de camions qui apportent, chaque jour, des tonnes de galets pour conforter le cordon littoral. A chaque tempête, les Bas-Champs évitent l'inondation parce que le conseil général ordonne dans l'urgence de recharger en galets... Il faut régler la question une fois pour toutes.

(1) 30,5 millions d'euros. (2) 10,67 millions d'euros.

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