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« Nous devons massifier l'action d'aménagement »
Laure-Agnès Caradec, adjointe au maire de Marseille chargée de l’urbanisme, présidente d’Euroméditerranée et de l’Agence d’urbanisme de l’agglomération marseillaise (Agam) - © LAURENCE FILLON
Interview

« Nous devons massifier l'action d'aménagement »

Propos recueillis par Christiane Wanaverbecq |  le 18/01/2019  |  Bouches-du-RhôneCollectivités localesAménagement

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Marseille -

Entretien avec Laure-Agnès Caradec, adjointe au maire de Marseille chargée de l'urbanisme, présidente d'Euroméditerranée et de l'Agence d'urbanisme de l'agglomération marseillaise (Agam).

 

Le 22 novembre, le conseil d'administration de l'établissement public d'aménagement Euroméditerranée (Epaem) a adopté le cinquième protocole de financement. Quels en sont les grands axes?

Adopté sept ans après le précédent protocole, il servira notamment à financer Euromed 2, l'extension sur 169 hectares de l'opération d'intérêt national. L'enjeu est de raccrocher le nord de Marseille au centre-ville et de poursuivre la mutation de l' hinterland portuaire. Il prend en compte la construction de la cité scolaire internationale dans le quartier d'Arenc au sein d'Euromed 1, et le retard pris dans la libération totale de la gare du Canet (25 ha) qui n'interviendra qu'en 2023.

De cette libération dépendent l'aménagement des espaces périportuaires à proximité du cap Pinède, ainsi que la coulée verte de 14 hectares inscrite dans le plan-guide de l'urbaniste-coordonnateur François Leclercq et destinée à devenir l'épine dorsale d'Euromed 2. Parmi les autres projets figure le réaménagement de l'axe entre le cap Pinède et le boulevard du Capitaine-Gèze. La mise en service en septembre 2019 du futur pôle d'échanges multimodal Gèze impose de reconfigurer un secteur occupé par de grandes infrastructures routières.

En définitive, ce cinquième protocole reprend des objectifs inscrits dans le précédent…

Il est exact que les grands objectifs n'ont pas changé dans la mesure où les fondamentaux du projet urbain (désenclavement, mise en valeur du grand paysage, etc. ) sont maintenus. Toutefois, le projet est précisé, et les conditions de sa réussite également. La requalification du boulevard Gèze et la mutation du quartier des Crottes, notamment, font désormais partie de la phase 1b. J'ai également souhaité que la libération de la gare du Canet soit suivie par des comités de pilotage ad hoc qui permettront de fiabiliser l'échéancier de libération. De manière générale, il convient d'accélérer et de massifier l'action d'aménagement de l'Epaem en conservant deux échelles d'action : l'action métropolitaine en charge de rénover l'ensemble d'un quartier et l'action locale qui garantit la préservation du patrimoine en place.

Est-ce le signe d'un nouveau mode de relations ?

Dans une logique métropolitaine, l'Epaem doit travailler de concert avec l'Etat, la métropole, le groupement d'intérêt public Marseille Rénovation urbaine… Le projet « Quartiers libres » est un bon exemple. Porté par la Ville de Marseille, il doit être pensé parallèlement au doublement de la capacité de la gare Saint-Charles. L'objectif est de séparer les flux des TER et ceux des trains de grandes lignes en créant une gare souterraine. Ce futur pôle d'échanges ouvert à 360° irradiera tous les quartiers et justifiera des aménagements urbains.

Quel est justement l'avancement de « Quartiers libres » ?

Pour rappel, il s'agit de requalifier 140 ha autour de la gare Saint-Charles sur l'emprise d'anciennes casernes acquises par la Ville. Elaboré en concertation avec la population, le plan-guide a été finalisé par l'équipe de maîtrise d'œuvre, formée par TVK et Güller Güller, qui nous accompagne pendant dix ans. La Ville vient d'acquérir un jardin et a lancé le concours pour construire une nouvelle école. Par ailleurs, la métropole porte un projet de troisième ligne de tramway qui irriguerait le quartier.

Plus de 160 M€ de financements publics

 

Approuvé par la Ville de Marseille, la métropole Aix-Marseille Provence, le conseil départemental des Bouches-du-Rhône et l'Etat, le cinquième protocole de financement prolonge le précédent jusqu'en 2030. Il est associé à un contrat de projet partenarial d'aménagement pour la phase 1 bis qui s'achèvera aussi en 2030. Reste au conseil régional Sud-Provence-Alpes-Côte d'Azur à délibérer en mars prochain avant la signature officielle.

Ces financements publics devraient s'élever à 161,2 M€ HT.

L'Etat reste le principal contributeur, avec 33,3 %. La métropole Aix-Marseille-Provence (AMP) voit sa participation passer de 15,1 % à 21,4 %. Celle de la Ville de Marseille est de 15,1 %, une part équivalente à celles du département et de la région.

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