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« Nous avons réagi à un besoin crucial en recrutement »

didier hugue |  le 17/11/2000  |  Collectivités localesTravailHygièneConjonctureFrance entière

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Roland Hanesse, président de la Fédération régionale des travaux publics de Franche-Comté

Comment appréciez-vous la conjoncture actuelle et les perspectives d'activité des travaux publics en Franche-Comté ?

ROLAND HANESSE : Il ne faut pas bouder son plaisir. Après des années de vaches maigres, l'horizon s'éclaircit considérablement. En Franche-Comté, on peut même parler d'inversion de tendance, car outre la progression d'activité liée à la croissance, les travaux publics bénéficient de commandes spécifiques, toutes accessibles aux PME locales. Le contrat de Plan (2000-2006) nous dote de 1,7 milliard de francs (260 millions d'euros).

Le programme Saône-Rhin apporte sur la même période 1,2 milliard de francs (180 millions d'euros). Il faut encore ajouter pour ces sept prochaines années 1,6 milliard de francs (240 millions d'euros) liés à la mise à deux fois deux voies de la RN 19, et 420 millions de francs (64,03 millions d'euros) pour des travaux de mise aux normes ferroviaires. Et je n'ose même pas évoquer, à compter de 2003, le lancement des travaux de la première phase du TGV Rhin-Rhône.

Allez-vous pouvoir faire face à tant d'abondance ?

Sans doper nos effectifs de 1 300 personnes d'ici à 2006, cela relève d'une mission impossible. C'est pourquoi nous avons réagi à un besoin crucial en recrutement. La première mesure, que j'appelle pompier, doit prendre effet avant la fin de l'année. Il s'agit, grâce à un partenariat fort avec l'ANPE, qui organise à nos côtés des réunions d'information, d'embaucher 220 personnes en contrat à durée indéterminée. Ce nombre découle directement d'une enquête conduite auprès de nos adhérents. Les nouvelles recrues passeront trois semaines en entreprise pour se familiariser à notre secteur, puis elles intégreront une formation de 350 heures pour apprendre le métier de constructeur de route.

Pensez-vous agir plus en profondeur sur l'offre de formation ?

Vous touchez du doigt le point sensible de notre stratégie à plus long terme. Car recruter sans anticiper sur nos besoins en personnel qualifié n'offre qu'un palliatif. Voilà pourquoi nous créons un CFA sans mur. Il doit permettre de répondre, par une offre de formation adaptée, à l'attente des entreprises. La première section porte sur un CAP de canalisateur. Elle ouvrira en septembre 2001 au lycée professionnel et technologique « Les Graviers Blancs » à Besançon et sera complétée par un module voiries et réseaux divers, reconnu par la profession. Nous comptons également ouvrir en 2002 deux autres sections de CAP : constructeur de route et conducteur d'engins, pour lesquelles nous recherchons des établissements d'accueil. Dans les cinq ans, cette offre s'étoffera d'un CAP de constructeur d'ouvrage d'art et d'un autre lié à la mécanique d'engins, afin de couvrir les grandes spécialités dans les métiers développés par les travaux publics.

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