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« Nous avons, en Europe, une histoire urbaine qui est un atout fabuleux pour se vendre à l’international »
Etienne Tricaud, architecte-ingénieur, cofondateur d'Arep - © © DR

« Nous avons, en Europe, une histoire urbaine qui est un atout fabuleux pour se vendre à l’international »

Hugues Boulet |  le 06/02/2015  |  ArchitectureConception-réalisationInternationalEuropeAménagement

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Étienne Tricaud, cofondateur AREP, prône une appréhension de la ville par le prisme du transport et de la mobilité. Une approche originale qui permet à cette agence pluridisciplinaire (architecture, urbanisme, ingénierie) de remporter de prestigieux contrats à l’étranger.

De quelle manière AREP est-il identifié à l’international ? Comme une agence d’architecture, d’urbanisme ou un cabinet d’ingénierie ?

Etienne Tricaud : Nos missions hors de France sont essentiellement celles d’architecte et d’urbaniste. Pour des raisons règlementaires, une grande partie de l’ingénierie est prise en charge par un partenaire local.
En conséquence, et alors que nous sommes davantage perçus comme une structure pluridisciplinaire en France, les clients étrangers se focalisent plutôt sur les métiers d’architecte et d’urbaniste. Missions pour lesquelles nous entrainons parfois avec nous d’autres architectes français, comme AIA en Chine.

Vous inscrivez-vous dans la même logique qu’AIA ou ADPI, qui ont pour modèle les agences anglo-saxonnes ne faisant pas le distinguo entre architecture et ingénierie ?

E.T. : Non seulement nous nous inscrivons dans ce modèle, mais nous voulons le dépasser. Nous réunissons des compétences sur les sujets ingénierie bâtiment, mais aussi ingénierie aménagement, ainsi que le management de projets. Nous traitons également d’aspects très pointus qui ne se retrouvent pas systématiquement dans les grands bureaux d’études, par exemple la modélisation des flux piétonniers ou la programmation pour le bâtiment et l’aménagement urbain. AREP, ce n’est pas seulement une articulation entre des architectes généralistes et des ingénieurs généralistes, mais un cocktail de savoir-faire autour d’une certaine manière de faire la ville.

Le transport et la mobilité sont-ils
les portes d’entrée naturelles d’AREP vers les marchés  étrangers ?

E.T. : C’est vrai dans tous les pays où nous sommes à l’exception du Vietnam pour lequel le marché dans le domaine du transport n’est pas assez mature. Nous avons évidemment une valeur ajoutée particulière sur les questions de transport et de mobilité. Mais pour nous, travailler sur les lieux de mobilité signifie avant tout "faire de la ville". C’est ce qu’AREP prône, en France comme à l’étranger. Les Anglo-saxons parlent de TOD ("Transport Oriented Developpement"). On peut simplement souligner le rôle capital de la mobilité dans les modes de vie et la structuration des villes. Même pour des concours classiques, comme les gares en Chine, nous précisons à chaque fois la spécificité de notre approche.
C’est souvent pour cela que l’agence est retenue.

La tradition de compétence de la France en matière d’urbanisme a-t-elle un effet positif à l’étranger ?

E.T. : Nous avons, en France, mais aussi en Europe, une histoire urbaine qui est un atout fabuleux. Quand nous parlons avec un donneur d’ordre venant également d’un pays de vieille tradition urbaine comme la Chine, nous entrons de plain-pied dans un dialogue avec le client qui n’est pas de même nature que celui qu’il aurait avec des agences américaines ou australiennes. La ville se fait par une subtile itération entre les formes et les usages : la ville est façonnée par les usages d’une culture donnée, mais à l’inverse, ses formes et ses espaces ont façonné les usages. Si les mentalités sont différentes, c’est aussi parce que les habitants d’un lieu donné sont plongés dans un cadre physique qui a des caractéristiques particulières, qui réfléchissent les modes de vie de ceux qui les ont précédés. D’un côté, nous voyons des modes de vie qui évoluent vers la mondialisation, et donc une certaine uniformisation ; d’un autre côté, les gens vivent de manière très différente à Pékin et à Casablanca. AREP est au croisement de ces deux logiques, de cette itération entre usages et espaces d’un côté et de cette évolution forte des comportements de l’autre. Cette approche porte aussi bien en Inde, qu’au Maghreb ou en Russie.

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