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« Nous avons aujourd’hui un projet métropolitain cohérent, respectueux des territoires »
Michel Roux, premier adjoint au maire de la Ville de Salon-de-Provence et vice-président de la métropole Aix-Marseille-Provence en charge du projet métropolitain. - © Serge Miclo

Interview

« Nous avons aujourd’hui un projet métropolitain cohérent, respectueux des territoires »

Propos recueillis par Christiane Wanaverbecq (Bureau de Marseille du Moniteur) |  le 29/06/2018  |  AménagementBouches-du-RhôneVarVaucluse

Michel Roux, premier adjoint au maire de la Ville de Salon-de-Provence et vice-président de la métropole Aix-Marseille-Provence en charge du projet métropolitain, a soumis, ce 28 juin, au vote des conseillers métropolitains le document baptisé « Ambition 2040 ». Il en explique la conception et les grandes lignes.

Le 28 juin, les conseillers ont adopté le projet métropolitain d’Aix-Marseille-Provence à une large majorité. Quels en sont les points clés ?

Il n’y a pas des points clés. Ce sont des vœux. L’agenda de la mobilité, le schéma de développement économique, le PLU métropolitain, le Scot métropolitain, tout ce qui va redessiner le territoire, tout cela fait partie du projet métropolitain. Il est la coordination transversale des politiques publiques mises en place par la métropole. Il regroupe tous les grands enjeux de notre territoire de près de 2 millions d’habitants et structure ce que nous voulons pour les vingt prochaines années. C’est un projet de vie future formalisé aujourd’hui dans un livret de 130 pages listant 12 engagements (voir encadré ci-dessous) pour une métropole à vivre : cela va de l’emploi au logement en passant par le sport, la culture. Cela s’appelle un projet métropolitain, mais on pourrait l’appeler une ambition métropolitaine. Pour rappel, l’élaboration d’un projet métropolitain est l’une des 15 compétences non délégables conférées par la loi à la métropole. Nous avons souhaité en faire un projet collectif autour d’une ambition partagée et des priorités fortes. Nous avons saisi l’opportunité du projet pour se projeter collectivement dans l’avenir. N’ayons pas peur des mots. « Ambition 2040 » place le citoyen au cœur de douze engagements et fonde l’action de la métropole pour les 20 prochaines années.



Pour élaborer le projet, vous avez adopté une méthode présentée comme inédite. En quoi est-elle innovante ?

Nous avons voulu, à travers La Fabrique du projet métropolitain, co-construire le projet. Pendant toute l’année 2017 (voir encadré ci-dessous), les cinq ateliers de la Fabrique, animés par The Camp à Aix-en-Provence, ont permis à 150 personnes, élus et représentants de la société civile, d’échanger. Ils l’ont fait sans tabous en collant au plus près de la réalité. Chacun a apporté ses idées et ses constats. L’idée était de laisser la voix libre pour se projeter collectivement. En parallèle, l’Aupa et l’Agam, les deux agences d’urbanisme du territoire, ont nourri les débats avec leurs études et réflexions. Cela a permis de révéler les sept paradoxes de la métropole, à savoir les forces et les défis à relever en matière d’emplois, de paysage, de cadre de vie, d’innovation, d’ouverture sur le monde, etc. Mon rôle de vice-président a été de coordonner toutes les demandes des élus, d’un côté, de la société civile, de l’autre. Nous avons aujourd’hui un projet cohérent, respectueux des territoires. N’oublions pas que nous avons une métropole polycentrique avec des territoires très forts autour de Marseille. Il faut les respecter. Il faut les entendre. Je pense que nous avons réussi à le faire à travers la Fabrique du projet métropolitain.



Parmi les sept paradoxes, lequel vous a le plus surpris ?

Les études ont montré que la métropole perd 4 000 habitants par an. Cela a été une grande surprise, persuadés que nous vivions sur un territoire béni des dieux. Mais pourquoi perd-on des habitants ? Parce qu’on a des problèmes de logements, des problèmes d’emplois souvent liés à des difficultés de déplacements. Certes, on y travaille mais on préfère vivre dans les départements limitrophes, comme le Var, par exemple, considéré, à tort ou à raison, comme ayant [...]

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