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Reconstruction de Notre-Dame: va-t-on manquer de main d'oeuvre française ?
La cathédrale Notre-Dame de Paris, le 16 avril 2019. - © Sophie Vincelot / Le Moniteur

Reconstruction de Notre-Dame: va-t-on manquer de main d'oeuvre française ?

Augustin Flepp, avec AFP |  le 17/04/2019  |  ArtisansMonument historiqueIncendie Notre-DameReconstruction Notre-Dame

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Ces métiers, essentiels pour restaurer le monument, manquent de main d'oeuvre soulignent les Compagnons du devoir. Le conseil des ministres se réunit ce mercredi matin pour préparer la reconstruction de Notre-Dame.

Emmanuel Macron veut reconstruire Notre-Dame en 5 ans, a-t-il annoncé lors de son allocution mardi 16 avril 2019 à 20h. Un pari ambitieux mais tenable, ont souligné les experts, à condition d'en avoir les moyens, à commencer par les moyens humains. Et sur ce plan, les Compagnons du devoir ont déjà alerté.

La reconstruction de Notre-Dame de Paris risque d'être confrontée «à un manque de main d'oeuvre en France en tailleurs de pierre, charpentiers et couvreurs», des métiers «peu valorisés», a averti dès mardi le secrétaire général des Compagnons, Jean-Claude Bellanger.

Trois CFA seulement


«Pour le chantier de reconstruction, il faudrait que dès septembre nous recrutions en apprentissage 100 tailleurs de pierre, 150 charpentiers et 200 couvreurs», a estimé Jean-Claude Bellanger, interrogé à l'issue d'une rencontre avec la ministre du Travail Muriel Pénicaud pour préparer le Conseil des ministres consacré ce mercredi 17 avril 2019 à la reconstruction de la cathédrale.

La difficulté, «c'est que ces métiers manuels sont peu valorisés et attirent peu. On a les entreprises qui ont les compétences pour la reconstruction mais on a un manque cruel de jeunes sur ces métiers», a ajouté le responsable de ces centres d'apprentissage. «Les Compagnons du devoir forment chaque année environ 1000 charpentiers, 700 couvreurs et 450 tailleurs de pierre», a-t-il précisé.

«Sur les tailleurs de pierre, nous ne sommes que deux CFA en Île-de-France et le seul dans le Grand Ouest», a souligné Jean-Claude Bellanger.

Le risque de paralyser d'autres chantiers


Sans afflux d'apprentis vers ces métiers, la priorité donnée à Notre-Dame «risque de se faire au détriment d'autres chantiers», a-t-il déploré. «Il faudrait que ces métiers retrouvent la reconnaissance d'excellence qu'ils avaient au XIIIe siècle lorsqu'on a construit la cathédrale», a-t-il plaidé. Jean-Claude Bellanger voudrait s'appuyer sur «le prestige du chantier de la reconstruction pour améliorer l'image de ces métiers manuels».

«Si le jeune de 16 ans, qui vient chez nous pour un parcours de six ans permettant d'arriver à une licence professionnelle, avait comme perspective de travailler sur le chantier de Notre-Dame, ce serait très valorisant», a-t-il jugé.

Commentaires

Reconstruction de Notre-Dame: va-t-on manquer de main d'oeuvre française ?

Votre e-mail ne sera pas publié

Jennifer ollivier

18/04/2019 14h:50

Intéressant !

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