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Notre-Dame-des Landes : « On sera obligé à un moment d’utiliser la force », dit Gérard Collomb

Mots clés : Gouvernement

Le ministre de l’Intérieur s’exprimait alors que le gouvernement doit rendre sa décision définitive sur le projet avant la fin janvier.

Cette rentrée de janvier sera chaude, quoi qu’il arrive, au sujet de Notre-Dame des Landes. Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a estimé ce mardi qu' »on sera obligé à un moment donné d’employer la force » pour évacuer le site de Loire-Atlantique, tout en soulignant qu’il fallait qu’elle soit « la plus mesurée possible ».  « On réfléchit toujours sur la façon dont les choses doivent se passer », a déclaré le ministre, interrogé sur Europe 1.

 

Agriculteurs solidarisés

 

« Nous allons essayer de régler ce problème qui dure depuis des années et des années de la manière la plus pacifique possible. (…) La force brute ne peut pas être la solution, il faut aussi la capacité de dialogue avec un certain nombre de parties prenantes », a-t-il détaillé. Le ministre a ainsi cité l’exemple d' »un certain nombre d’agriculteurs qui aujourd’hui sont solidarisés avec les zadistes (qui) peuvent avoir la volonté de retrouver ce qu’ils avaient avant ».

« On sera obligé à un moment donner d’employer la force, je pense, mais il faut qu’elle soit la plus mesurée possible, la plus maîtrisée possible », a-t-il conclu.

 

150 à 200 personnes installées sur site

 

Après la remise du rapport d’experts le 13 décembre, l’exécutif a assuré qu’une décision de maintenir ou d’abandonner le projet de construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes serait prise « d’ici la fin du mois de janvier ». Cette décision doit « permettre (…) de garantir un retour à la normale, notamment s’agissant des questions relatives à l’ordre public », selon le Premier ministre, Edouard Philippe.

Pour mémoire, située à 25 km au nord-ouest de Nantes, cette Zad – « zone d’aménagement différé » pour les autorités, « zone à défendre » pour ses occupants qui souhaitent la protéger – s’étend sur 1650 hectares. Actuellement, environ 150 personnes y vivent en permanence et 200 personnes la fréquentent régulièrement, selon une source policière.

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    pourquoi ?

    J’avoue que je ne comprendrais surement jamais cette propension des ministres de l’intérieur à rouler des épaules et montrer leurs muscles. Alors que le propos global est plutôt mesuré, rajouter une telle phrase et la mettre en exergue est dune absurdité sans nom. Chaque fois que la violence a été engagée tout le monde a perdu, et en premier les projets. Car même si pour utiliser l’aéroport de Nantes Atlantique parmi d’autres en France je suis loin d’en voir la saturation au regard des autres grands hub français, même son aménagement éventuel sonnera désormais comme une défaite.
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