Transport et infrastructures

Notre-Dame-des-Landes : le Premier ministre s’apprête à réunir les élus locaux

Mots clés : Etat et collectivités locales - Gares, aéroports - Gouvernement

Le Premier ministre, Édouard Philippe, réunira à partir du 5 janvier et pendant une semaine les élus locaux sur le projet controversé d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Invité sur France 2, ce 3 janvier, le Premier ministre Edouard Philippe a évoqué le dossier Notre-Dame-des-Landes. « La décision, nous la prendrons d’ici la fin du mois de janvier. Mais avant (…), je veux pouvoir discuter avec l’ensemble des élus concernés, municipaux, régionaux et parlementaires, à partir de vendredi (5 janvier, NDLR) et la semaine prochaine », a-t-il déclaré alors que le rapport des médiateurs, remis le 13 décembre, laisse ouverte une possibilité d’abandon du projet.

Selon Matignon, Edouard Philippe recevra les sénateurs de Loire-Atlantique le 5 janvier au matin, puis les députés du même département ainsi que les maires et présidents d’intercommunalités « impactés par le projet d’aéroport du Grand Ouest » dans l’après-midi.

« J’ai beaucoup de réunions organisées à mon agenda où je vais pouvoir les entendre sur leur conception de ce qu’il faut faire, ce qu’il ne faut pas faire. Mais aussi sur la façon dont ils interprètent le rapport que nous avons demandé au mois de juin et qui sera à l’origine du choix entre le réaménagement de l’actuel aéroport de Nantes Atlantique et puis le développement d’une nouvelle plateforme aéroportuaire », a-t-il ajouté.

 

Une décision « difficile à prendre »

 

Interrogé sur une éventuelle évacuation du site, le Premier ministre a répondu: « quelle que soit la décision que nous prendrons, il y aura une composante d’ordre public ».

« Je sais que cette décision est difficile à prendre. Je sais qu’elle sera regardée (..), peut-être impopulaire (…) mais à un moment, il faut en sortir. Il faut prendre des décisions et les assumer », a-t-il justifié. La veille, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb déclarait sur Europe 1 qu' »on sera obligé à un moment donné d’employer la force » pour évacuer le site de Notre-Dame-des Landes, tout en soulignant qu’il fallait qu’elle soit « la plus mesurée possible ». 

Située à 25 km au nord-ouest de Nantes, cette Zad – « zone d’aménagement différé » pour les autorités, « zone à défendre » pour ses occupants qui souhaitent la protéger – s’étend sur 1.650 hectares. Environ 150 personnes y vivent en permanence et 200 personnes la fréquentent régulièrement, selon une source policière. 

 

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