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Notre-Dame-des-Landes: la situation sur le point de se débloquer
Projet de l’aéroport du Grand Ouest sur le site de Notre-Dame des Landes imaginé par l’architecte Jacques Ferrier. - © © Jacques Ferrier, architecte.

Notre-Dame-des-Landes: la situation sur le point de se débloquer

Jean-Philippe Defawe (Bureau de Nantes du Moniteur) |  le 13/12/2013  |  Notre-Dame-des-LandesEtatBâtimentERP

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Jacques Auxiette, président de la région des Pays de la Loire et du Syndicat mixte aéroportuaire estime que plus aucun obstacle ne s’oppose au transfert de l’aéroport de Nantes Atlantique sur le site de Notre-Dame-des-Landes. Ultime étape: les arrêtés «Loi sur l’eau» et «Espèces protégées» devraient être pris «incessamment» a-t-il déclaré.

    «Le projet a été complété et amélioré de façon substantielle» a estimé Jacques Auxiette à la suite de la réunion du comité de suivi des engagements de l’Etat et des collectivités qui s’est tenue vendredi 13 décembre. «Beaucoup ont pu croire, et moi le premier, qu’on allait perdre une année. En réalité, 2013 aura été une année très utile pour conforter le dossier» a-t-il ajouté. Et le président du Syndicat mixte aéroportuaire (SMA) de citer notamment les projets de desserte en transports collectifs validés par le SMA le 21 juin dernier (tram-train et liaison ferroviaire Nantes-Rennes à horizon 2030) et la sanctuarisation de 17 000 hectares de terres agricoles entre le nord de l’agglomération et le futur aéroport (PEAN).

«Maintenant, il faut siffler la fin de la récré», a ajouté Jacques Auxiette qui s’en est pris aux «professionnels de la contestation». « Il y a eu 51 procédures de recours que nous avons toutes gagnées». Dernière en date, le 20 novembre, la Commission européenne a estimé que la réalisation de l’aéroport était compatible avec les règles de l’UE relatives aux aides de l’Etat et validé le montage financier.

Pour le SMA, qui a interrogé le Préfet à ce sujet, le surcoût est estimé à 50 millions d’euros. Un chiffre qui n’évalue que le surcoût intrinsèque à la concession et qui ne tient pas en compte des frais payés par l’Etat, les collectivités ou les entreprises liés à la sécurité ou aux réparations des actes de vandalisme notamment.

Des arrêtés « imminents »  

Après la récente approbation, à une large majorité, des projets d’arrêtés «Loi sur l’eau» par le Conseil départemental de l’Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques, la balle est dans le camp de l’Etat. «Il ne reste maintenant qu’une ultime étape à franchir: celle de la signature par le Préfet des arrêtés Loi sur l’eau et Espèces protégées» a rappelé Jacques Auxiette qui estime que la décision devrait être prise «incessamment».

Le Préfet de la région Pays de la Loire, Christian de Lavernée, a invité la presse lundi 16 décembre à faire le point sur le dossier en compagnie de Patrick Gandil, directeur général de l’Aviation civile. L’invitation précise que «les échéances en cours et à venir» seront détaillées. Impossible d’imaginer que les fameux arrêtés ne soient pas programmés, surtout que s’ils ne sont pas publiés dans les prochaines semaines, le projet pourrait prendre à nouveau un an de retard en raison du transfert des espèces protégées qui, à la différence de l’aéroport, ne peut s’effectuer qu’à des périodes bien précises.

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