«Notre chemin vers le bas carbone est une rupture», Véronique Bédague, directrice générale de Nexity
Véronique Bédague, directrice générale de Nexity. - © Eric Legouhy/Nexity
Interview

«Notre chemin vers le bas carbone est une rupture», Véronique Bédague, directrice générale de Nexity

Propos recueillis par Orianne Dupont (Bureau de Bordeaux du Moniteur) |  le 28/05/2021  |  GirondeBordeauxNexity

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Véronique Bédague a été nommée directrice générale de Nexity pour quatre ans à l’occasion de l’assemblée générale du groupe, le 19 mai dernier. Elle était auparavant directrice générale déléguée de Nexity, chargée du pôle " client Entreprise et Collectivité ", depuis 2019, puis du client institutionnel depuis juillet 2020. Elle est également Présidente-directrice générale de Nexity lmmobilier d’Entreprise depuis mars 2018.

Quelles sont vos priorités et votre feuille de route en tant que directrice générale du groupe ?

Au-delà des objectifs de développement, notre combat reste – en tant qu’aménageur, promoteur et gestionnaire – la ville inclusive. 20 à 25 % de notre production part en logements sociaux [50 % à Bordeaux, NDLR] ; nous intervenons dans les quartiers « politique de la ville », nous nous intéressons à tous les mécanismes qui permettent d’enraciner les quartiers et de rendre le logement abordable. Nous sommes également engagés pour les primo-accédants, via la cagnotte, notamment, nous avons boosté du PTZ… Nous allons inaugurer notre premier bail réel et solidaire à Lyon d’ici 15 jours, avec un prix de vente réduit. Et nous continuons à développer la partie « non-profit » de notre activité – nous ne faisons pas de marge – via la réalisation de pensions de famille, gérées par des opérateurs comme Habitat et Humanisme, Aurore ou Emmaüs… Nous avons ouvert la première à Périgueux (Dordogne) en 2020. Nous en avons une dizaine sous permis de construire et une soixantaine en projet. Les mairies sont favorables à ces opérations avec qui nous sommes en partenariat. Notre deuxième grand axe est le bas carbone : c’est la deuxième année consécutive que nous sommes le premier opérateur bas carbone de France.

« Nous nous sommes engagés à ne plus faire d’appartements sans espace extérieur »

Quels sont les nouveaux modèles envisagés en matière de construction ?

Nous avons fait le choix du bas carbone, il y a deux ou trois ans, de manière décisive. Nous avons gagné notre premier concours sur le bas carbone avec le quartier de la porte de Montreuil pour lequel nous avons travaillé le bois, la pierre, la brique crue, la paille… On a même un pavillon construit avec les gravats des démolitions. Le groupe a testé le bas carbone " en vrai " : l’architecture est différente, tout comme les réseaux de chaleur… Et nous l’avons reproduit pour le village olympique. Nous avons une charte de biodiversité exigeante, nous nous sommes engagés à ne plus faire d’appartements sans espace extérieur… Nous nous sommes déjà lancés dans ces projets-là avec un mode constructif qui est industrialisé. Nous avons un temps d’avance.

Quels sont les projets que vous allez développer dans ce domaine ?

Il ne faut pas oublier la partie frugale du bas carbone. Dans notre catalogue de bureaux, nous avons le produit Essentiel – via un accord d’exclusivité avec l’agence d’architectes autrichienne Baumschlager Eberle – sans chauffage, ni climatisation. Cela existe en Autriche, en bureaux et en logements. Ce sont des constructions très classiques avec des murs en briques épais et en bois – il n’y a évidemment pas de grandes surfaces vitrées – mêlées au meilleur de ce que la physique et le digital peuvent nous apporter. Le confort thermique est géré par l’ouverture des fenêtres en fonction du nombre de personnes à l’intérieur ; de la chaleur dégagée par l’électricité, les ordinateurs, etc. Mes équipes y sont allées sous la neige et en pleine canicule, et ça marche. Nous sommes prêts à développer le produit tertiaire et nous travaillons actuellement le logement. C’est moins cher à construire et à exploiter. Ma conviction est que le bas carbone doit être frugal afin de ne pas devenir un privilège. Nous avons un projet à Lyon et en région parisienne. Notre chemin vers le bas carbone est une rupture. Il faut se demander ce qui est essentiel dans un bâtiment, l’architecture, par exemple, doit être plus sobre. Je ne veux pas lâcher le bas carbone pour du prix abordable. Ou le contraire.

« Comprendre ce qu’est le "co" de coworking »

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