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« Nos carnets de commandes ne dépassent pas trois à quatre mois »

Propos recueillis par Christiane Perruchot |  le 22/11/2013  |  Collectivités localesDoubsFrance entière

Franche-Comté -

Fin octobre à Besançon, le deuxième carrefour des maires et des élus locaux a occasionné la première intervention publique du président, élu le 2 octobre.

Pourquoi cette manifestation ?

La profession a mis à profit ces deux journées pour accueillir des rencontres techniques organisées par la Cotita (1) Centre-Est et le cluster Eco-chantier. Les conférences ont porté sur le financement des investissements, l’évolution réglementaire, la responsabilité sociale des entreprises. Pour les entrepreneurs, elles furent aussi un instant privilégié de dialogue avec leurs clients et partenaires. A quelques mois des élections municipales, l’édition 2013 a sensibilisé les élus locaux sur la situation économique de leurs entreprises. Les carnets de commandes ne dépassent pas trois à quatre mois. Et le peu de projets dans les bureaux d’études n’augure pas une amélioration en 2014.
Si les donneurs d’ordres doivent prendre conscience que les marchés ne peuvent être attribués en dessous d’un certain seuil, au risque d’accentuer la fragilité des entreprises, l’aspect financier n’est pas le seul frein. La disparition de l’ingénierie publique perturbe durablement les petites communes. De faiseurs, les entrepreneurs peuvent devenir de véritables partenaires en étant associés aux projets en amont.

Comment se portent les entreprises en Franche-Comté ?

En cinq ans, le chiffre d’affaires des travaux publics a diminué de moitié, à 660 millions d’euros en 2012. La rentabilité moyenne des entreprises a reculé de 3,4 à 1,2 %. Les effectifs ont baissé de 11 %, ce qui représente la perte de 500 emplois : la moitié par le non-renouvellement des contrats d’intérimaires, l’autre par les départs en retraite. Une quarantaine d’entreprises, en majorité de petite taille, ont disparu. D’autres sont au bord du dépôt de bilan.

Quelle est votre feuille de route de président ?

Dans un contexte économique difficile, je veux être un président fédérateur. La composition du bureau de la fédération l’exprime avec un équilibre parfait entre les PME et les grands groupes. Je veux aussi faire aboutir l’observatoire des infrastructures en concertation avec les maîtres d’ouvrage : collectivités locales, concessionnaires, syndicats… Les données existent, il faut leur procurer une visibilité.

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