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Nord: le logement social pour sauver les meubles
Chantier Partenord Habitat. - © © Partenord Habitat

Nord: le logement social pour sauver les meubles

Nicolas Guillon (Bureau de Lille du Moniteur) |  le 01/04/2016  |  NordBâtimentEntreprisesLogement socialImmobilier

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Le bailleur Partenord a réuni la famille du BTP pour lui faire part de son intention d’investir 216,8 millions d’euros en 2016. Une manière pour le département du Nord de suppléer sa défaillance.

Dans l’incertitude la plus totale, le département du Nord a choisi d’attendre la dernière limite pour voter son budget primitif 2016. Et encore ! Y parviendra-t-il ? Pour l’heure, son président Jean-René Lecerf, qui s’est finalement heurté à une fin de non-recevoir de Matignon quant à une renationalisation partielle du financement du RSA, en est à compter ses voix pour réunir une majorité. En effet, depuis qu’il a annoncé une probable augmentation de la fiscalité (dont le produit serait intégralement consacré à l’investissement), celui-ci doit faire face à des frondeurs, qui réclament la mise sous tutelle de la collectivité. En arrière-plan se joue une bataille politique entre Les Républicains et Jean-René Lecerf, qui n’a pas renouvelé son adhésion au parti.

A moins de deux semaines maintenant de la date fatidique du 13 avril, jour du vote en assemblée, le président sans étiquette a malgré tout tenu à adresser un message d’espoir en termes d’activité et d’emploi. Son contenu ? En attendant des jours meilleurs, il y a un levier qui peut être actionné: le logement social, via l’office public départemental Partenord Habitat. Les détails de cette opération de sauvetage ont été exposés, le 31 mars, par Max-André Pick, conseiller départemental en charge du logement et nouveau président de Partenord Habitat, devant environ 300 acteurs régionaux du BTP, au cours d’une grand-messe dont le latin fut le parler vrai - un bienfait des situations d’urgence… Le bailleur a ainsi dévoilé ses grands postes de dépenses sur les dix prochaines années: 1 milliard d’euros pour la construction neuve, 422 millions d’euros pour la maintenance de son parc (45 000 logements), 400 millions d’euros pour la transition énergétique de 12 500 logements et 350 millions d’euros dans le cadre du nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU). Une moyenne de 217,2 millions d’euros par an, soit environ 172 millions d’euros de travaux, à comparer aux 100 millions d’euros de marchés attribués en 2015 pour 79,2 millions de travaux. En attendant le démarrage du NPNRU, Partenord a même décidé de fournir un effort supplémentaire en investissant 216,8 millions d’euros dès 2016, à quoi il faut ajouter 42 millions d’euros pour la maintenance (25 millions d’euros de travaux programmés). Autrement dit, entrepreneurs, préparez-vous à répondre à un certain nombre d’appels.

Chasse aux travailleurs détachés

Il y a même une cerise sur ce gros gâteau: le projet de nouveau siège de Partenord, qui s’inscrit dans une opération mixte de 14 000 m2 et 25 millions d’euros de travaux, projetée à horizon 2018-2020 dans le nouveau quartier de la Porte de Valenciennes, à Lille. La procédure de conception-réalisation sera lancée au cours de ce mois de mai. Particularité: les entreprises générales devront proposer trois architectes, eux-mêmes associés à un jeune professionnel.

La vertu se veut le corollaire de cette feuille de route. «Pour détecter les offres anormalement basses, nous utiliserons la méthode préconisée par l’ordre des architectes dite de la triple moyenne, précise Max-André Pick. Nous veillerons également à la disponibilité des attributaires. Enfin, à l’instar de ce qui s’est fait dans le Sud-Ouest, nous allons mettre en place des clauses contre les travailleurs détachés, comme, par exemple, imposer de parler français sur les chantiers.» Sur ce sujet particulièrement sensible dans le Nord, MAP, comme le surnomment ses amis, est bien décidé à faire sa loi: «Si des entreprises persistent, je saurai m’en souvenir», prévient-il. A la FFB, on applaudit.

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