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Nîmes Logements sociaux privés conventionnés en centre-ville

alain doudiès |  le 31/01/1997  |  GardFrance Logement socialLogementPolitique sociale

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Comment proposer des logements sociaux privés en centre-ville ? A Nîmes, l'Union PACT-ARIM Languedoc-Roussillon a apporté une réponse précise à cette question en assurant la maîtrise d'oeuvre urbaine et sociale de l'opération programmée d'amélioration de l'habitat Nord-Gambetta. La formule choisie est le conventionnement communal. Il permet à la ville, en contrepartie de l'aide qu'elle apporte, d'assurer l'hébergement de familles en difficulté qui ne peuvent pas accéder aux HLM.

Préparée par des études de l'Agence d'urbanisme et de développement de la région nîmoise et lancée en juillet 1983 par l'ancienne municipalité conduite par Jean Bousquet, l'OPAH Nord-Gambetta a été reprise et amplifiée par l'équipe menée par Alain Clary. Elle concerne un quartier populaire, en lisière du centre historique.

La relance du quartier avait commencé avec deux opérations de restructuration (îlot Fléchier et ZAC Bachalas) et a été stimulée par l'implantation du centre universitaire dans l'ancien fort Vauban voisin. Outre un double pilotage, politique et technique, la ville a installé des aides communales complémentaires. Le principe est simple : le propriétaire reçoit une subvention municipale et une subvention ANAH majorée ; il s'engage, par convention avec la ville, à appliquer un loyer équivalent à celui d'une HLM et à louer aux ménages prioritaires proposés par le centre communal d'action sociale (CCAS).

Trois ans et demi après le lancement de l'OPAH, 73 logements locatifs ont été conventionnés, contre 40 prévus initialement. Christian Goudin, responsable de l'agence de Nîmes de l'Union Pact-Arim, avance deux explications : « Pour les propriétaires, le contrat, avec environ 45 % de subventions, est attractif et la caution apportée par le CCAS est sécurisante. Pour la ville, le conventionnement permet de produire une offre sociale plus rapidement que par acquisition et amélioration en HLM. Cette solution est aussi moins coûteuse (11 000 francs/logement au lieu de 50 000 à 60 000 francs).

A ce jour, l'OPAH Nord-Gambetta a permis de rénover au total 212 logements et d'engendrer 35 millions de francs de travaux. Les financements se répartissent entre les propriétaires (67 %), l'Anah et l'Etat (22 %), la commune (3 %), plus des prêts HLM (8 %).

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