Collectivités territoriales

Nice : une nouvelle taxe immobilière pour soutenir les investissements métropolitains

Mots clés : Etat et collectivités locales - Fiscalité - Gestion et opérations immobilières

Christian Estrosi, maire de Nice et président de la métropole, a annoncé la création d’une nouvelle part de taxe foncière afin de financer en partie le plan d’investissement métropolitain.

Christian Estrosi, maire LR de Nice, a annoncé le 5 mars la création d’une nouvelle taxe foncière pour les propriétaires de la métropole Nice Côte d’Azur qu’il préside, s’attirant les foudres d’Eric Ciotti, député LR de Nice et ancien président du département.

Une nouvelle part métropolitaine de la taxe foncière devrait s’ajouter aux parts communale et départementale déjà prélevées. Selon les documents fournis par l’équipe de Christian Estrosi, cette taxe sur le foncier bâti, qui doit être soumise au vote lors d’un futur conseil métropolitain, doit rapporter 63 millions d’euros par an et soutenir un ambitieux plan d’investissements qui passera de 114 millions d’euros en 2017 à 140 millions d’euros par an sur la période 2018-2020

 

63 millions d’euros par an

 

Les services de la métropole indiquent que la hausse de 63 millions d’euros sera plus que compensée par une baisse de 10 millions d’euros de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères et la suppression annoncée par le gouvernement de la taxe d’habitation pour un montant de 69 millions d’euros, soit un gain de 16 millions d’euros.

La dette cumulée de la ville de Nice et de la métropole s’élève à 1,9 milliard d’euros fin 2017  mais devrait baisser à 1,8 milliard d’euros en 2020 à la suite de la signature, au cours du premier semestre, d’un contrat financier avec l’Etat permettant de s’engager dans une stratégie de désendettement, ajoute la métropole.

 

+45% de dépenses de fonctionnement en dix ans

 

Le député LR Eric Ciotti, au cours d’un point presse, a exprimé sa « plus vive opposition » à cette nouvelle taxe et demandé « solennellement » à Christian Estrosi de « renoncer à cette augmentation qui va lourdement pénaliser nos concitoyens ». « A un moment, ce sera aux électeurs de trancher entre nos différences », a déclaré M. Ciotti qui a affirmé qu’il « réfléchissait » à une candidature à la mairie de Nice que brigue M. Estrosi, issu du même parti.

« La dette cumulée (de Nice) était de 738 millions d’euros en 2008 et elle est aujourd’hui pas loin de deux milliards d’euros. A ce rythme-là, si on continue à emprunter, on ne sera pas très loin des 3 milliards d’euros au moment des municipales », a estimé M. Ciotti, appelant à des économies sur les dépenses de fonctionnement de la métropole qui ont, selon lui, augmenté de 45% en dix ans.

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X