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Nemours Cent mille ans d’histoire sous les rails du TGV Est

le 02/08/2007  |  AisneBas-RhinParis

Le TGV Est a aussi son archéologie. Pour relier Paris à Strasbourg en 2 h 20, un chantier de 300 km a été nécessaire. Sous les rails, une grande richesse historique découverte grâce à 360 opérations d’archéologie préventive menées sous la houlette de l’Inrap (1). Elles ont mobilisé 295 archéologues, de 2000 à 2004. Du néolithique à la Première Guerre mondiale, 171 espaces habités ont été mis au jour, ainsi que 20 nécro­poles et 530 sépultures.

Vestiges du haut Moyen Age. Le musée de la Préhistoire d’Ile-de-France, à Nemours, présente jusqu’au 16 septembre le résultat de ces découvertes au travers d’une exposition, « Cent mille ans sous les rails. Archéologie de la ligne à grande vitesse Est européenne ». Pour la seule Seine-et-Marne, dix-neuf communes ont été concernées par ces fouilles. En particulier Ocquerre, pour un site néolithique, vestige d’un habitat (4800 avant J.-C). où l’on produisait – de façon artisanale mais spécialisée – de grandes lances de silex. A Claye-Souilly, les archéologues ont découvert une occupation gallo-romaine (Ier au IIIe siècle). Enfin, à Lizy-sur-Ourcq, les vestiges datent de haut Moyen Age : des constructions sur poteaux, des céramiques mérovingiennes du VIIIe siècle et des indices sur les modes d’alimentation des habitants (au menu : du paon, du loup et du vautour). Après Nemours, l’exposition sera présentée à Château-Thierry (Aisne), puis au musée d’archéologie de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).

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