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« Ne plus consommer de terres agricoles »

- Propos recueillis par Nathalie Bougeard |  le 10/06/2011  |  Collectivités localesFrance entière

Bretagne -

Vous venez de signer avec Coglais Marches de Bretagne une première convention que vous qualifiez d’exemplaire. En quoi l’est-elle ?

Elle l’est en deux points : d’abord, les deux projets de cette communauté de communes (11 500 habitants répartis sur onze communes) sont soucieux de l’étalement urbain et prévoient un maximum de vingt logements à l’hectare, dont 30 % de logements sociaux ou à loyers abordables. Secondement, nous avons souhaité signaler qu’une communauté de communes de taille modeste peut réellement émarger à Foncier de Bretagne. Car s’est répandue l’idée que nous ne nous intéressions qu’aux collectivités de taille importante. Ce qui est faux puisque plus de 60 % de nos crédits sont affectés à des opérations situées dans des EPCI de moins de 25 000 habitants. Nos critères d’éligibilité sont une véritable stratégie foncière pensée par la collectivité, mais aussi une volonté forte de travailler sur une requalification des centres-villes ou des bourgs et, enfin, l’objectif affirmé de ne plus consommer de terres agricoles.

Pourquoi cet intérêt majeur sur la question des terres agricoles ?

En Bretagne, nous consommons énormément de foncier, très souvent pris sur les terres cultivables. En matière d’habitat, un Breton possède environ 1 100 m² contre 800 m² pour la moyenne nationale. Résultat : ces dix dernières années, la Bretagne a utilisé 10 % des surfaces artificialisées en France, alors qu’elle ne représente que 5 % de la population. A ce rythme, en 2030, avec 390 000 habitants supplémentaires, il nous faudra trouver 43 000 nouveaux hectares ; ce qui n’est absolument pas tenable.

Quand pensez-vous que l’action de Foncier de Bretagne produira des effets ?

L’appétence des collectivités pour notre proposition est réelle. En une année d’activité, nous avons été sollicités pour 180 dossiers et nous en avons retenu une quarantaine. La taxe spéciale d’équipement rapportant 20 millions d’euros, notre budget est donc de 40 millions d’euros puisque nous avons fait appel à l’emprunt. En acquérant les terrains sur la base des estimations réalisées par le service des Domaines, il faudra une dizaine d’années pour que nous ressentions les effets de cette politique.

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