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Nappes à excroissances pour parois enterrées : vers des règles techniques de mise en œuvre
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Nappes à excroissances pour parois enterrées : vers des règles techniques de mise en œuvre

Frédérique Vergne |  le 31/03/2009  |  Technique

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Idéales pour protéger l’étanchéité enterrée ou drainer verticalement les eaux de ruissellement, les NEPE, nappes à excroissances pour parois enterrées, commencent à s’imposer. Des prescriptions de mise en œuvre devraient, d’ici la fin de l’année, compléter les Avis techniques.

Les sols supportant les constructions sont soumis à des ruissellements d’eau, liés à la pluie qui pénètre dans les terres ou à des circulations d’eau sur des veines imperméables. Entrant en contact avec les parois enterrées des constructions, ces ruissellements d’eaux peuvent provoquer des pathologies (infiltrations dans les murs, dégradations à la longue des bétons et armatures …) susceptibles de rendre les locaux enterrées impropres à la destination souhaitée.
Pour éviter ces désordres qui occasionnent souvent des dégâts lourds et des réparations coûteuses ou en atténuer les effets, il est nécessaire de mettre en oeuvre des revêtements d'imperméabilisation/étanchéité, complétés par des NEPE.
Ces feuilles synthétiques souples, généralement conditionnées en rouleaux, sont composées d’une structure alvéolaire tridimensionnelle pouvant être associée à une ou plusieurs couches supplémentaires (géotextile thermo-soudé ou collé, feuille à effet glissant, …). Elles permettent de créer un réseau permanent de cavités de séparation entre deux milieux, en l’occurrence le terrain et la paroi à protéger.
Leur fonction est essentielle pour protéger les membranes d’imperméabilisation /étanchéité des dégradations mécaniques qui peuvent se produire lors du remblaiement ou pour drainer les eaux de ruissellement jusqu’à un drain en pied. Dans certaines circonstances, une NEPE peut aussi être mise en œuvre seule, sans nécessité de membrane d’imperméabilisation /étanchéité ;
elle empêche alors la pression hydrostatique de s’exercer directement sur la paroi.
Si son utilité n’est plus à démontrer dans ces cas bien précis, cette nappe n’a pas vocation à traiter à elle seule les zones où existe une présence continue d’eau, voire un risque de remontée de la nappe phréatique, qui justifie alors le recours à un cuvelage.

Pour la fiabilité des parois enterrées


« Cette solution, qui existe depuis plus d’une vingtaine d’années, ne connaît véritablement un développement de son utilisation qu’avec la prise en compte d’un meilleur traitement des fondations », remarque Jean-Michel Bonnet, secrétaire de l'ANEPE, Association Professionnelle des Nappes à Excroissances pour Parois Enterrées, créée en 2004 et réunissant à ce jour les industriels Siplast-Icopal, Doerken S.A.S. et Partenia. Une évolution notable avec la sortie en 2008 du DTU 20.1 (NF P 10-202-3 Ouvrages en maçonnerie de petits éléments - Parois et murs) qui prend en compte le traitement des parois enterrées (imperméabilisation, étanchéité, …).
«Ces produits ne disposent pas de règles professionnelles, explique-t-il. C’est la raison pour laquelle l’ANEPE prépare, avec le CSTB, un Cahier de prescriptions techniques de mise en œuvre, qui complétera les Avis techniques ». Ce document, dont la sortie est espérée d’ici la fin de l’année, pourrait être pris en compte par l’AQC (Agence Qualité Construction) et les assureurs. Un grand pas en avant !
En attendant, l’association professionnelle, dont la mission est de promouvoir l’usage et la mise en œuvre de produits de qualité avec Avis techniques et ainsi contribuer à la durabilité d’ouvrages, vient de mettre en place une base référentielle, constituée d’un document sur les "Fonctions et Caractéristiques" des NEPE et d’un "Guide de Choix ». Un outil d’autant plus utile qu’une erreur de choix dans le cas des parois enterrées peut être lourde de conséquences.
L’ANEPE en profite d’ailleurs pour rappeler qu’une solution appropriée aux conditions locales doit être adoptée dès la conception de l’ouvrage.
Deux types de produits existent : les NEPE de protection pour les cas où il n’est pas nécessaire d’apporter un drainage vertical supplémentaire (remblai drainant, sommet de colline) et celles de protection et drainage à géotextile intégré, utilisées justement quand le drainage vertical s’impose, comme les terrains en pente et peu perméable (argile, limon) ou avec une capacité de drainage douteuse.
Le choix d’une nappe dépend de la profondeur des fouilles, qui induit une compression des excroissances, de la perméabilité du remblai, ou encore de la topographie du terrain (pente, fond de vallée, …), qui correspond à des occurrences variées d’eau de ruissellement et de l’exigence de protection liée à l’usage des locaux enterrés.

Les documents sont consultables et téléchargeables gratuitement sur www.anepe.asso.fr

Nappe de protection
Nappe de protection - ©
Nappe de protection et drainage  © ANEPE
Nappe de protection et drainage © ANEPE - ©
La nappe de protection est posée au contact du support  © ANEPE
La nappe de protection est posée au contact du support © ANEPE - ©
Le géotextile de la nappe de protection et drainage est apparent et orienté vers le remblai © ANEPE
Le géotextile de la nappe de protection et drainage est apparent et orienté vers le remblai © ANEPE - ©

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