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Nantes L’eau retrouve sa place au cœur de la ville

Jean-Philippe Defawe |  le 11/09/2015  |  Collectivités localesFrance entière

L’eau coule à nouveau aux pieds du château des ducs de Bretagne. En lieu et place de l’ancien bras de Loire comblé depuis les années 1930, un miroir d’eau vient animer la nouvelle esplanade. Inauguré samedi 5 septembre, cet équipement est la pièce maîtresse du réaménagement du projet Château-Mercœur, confié à l’architecte-urbaniste Bruno Fortier, qui a voulu apporter « un moment de calme » dans la ville, longtemps surnommée « la Venise de l’Ouest ».

Un mille-feuille sous le tapis.

L’ouvrage a été conçu par une équipe de maîtrise d’œuvre composée de spécialistes de la fontainerie (le nantais Diluvial avec JML Consultants), Bruno Fortier et le bureau d’études Artelia. En forme de parallélogramme (66 x 28,3 m), le miroir d’eau est composé selon un calepinage alternant 2 000 dalles de granit grises et 2 750 noires. « Ce revêtement accueille une lame d’eau de 2 cm. Nous nous sommes fixé une tolérance de plus ou moins 10 mm et, résultat, l’entreprise a garanti 5 mm », précise Julien Launay, chef de projet chez Artelia. Sous ce tapis se cache un véritable mille-feuille, soutenu par 143 pieux, qui vont chercher la roche entre 14 et 17 mètres. Un local technique enterré occupe le tiers de l’emprise du miroir. Outre les filtres, pompes et commandes informatiques, il héberge une bâche tampon de 180 m3 et une bâche pour l’arrosage du parc. « Un ensemble de sondes de niveaux d’eau, anémomètre, détecteur de pluie et sondes hors gel complètent le dispositif », précise Neila Bedjaoui, chef de projet à la direction de l’espace public de Nantes Métropole. Alimentée par le réseau d’eau potable pour des raisons sanitaires, la fontainerie comprend 1,3 km de canalisations, 32 jets d’eau (éclairés à leur base par des Led) allant jusqu’à 1,50 mètre de haut et une nappe de brouillard alimentée par 208 points de brumisation.

Après un appel d’offres lancé en 2013 et déclaré sans suite, car les réponses étaient trop onéreuses, le chantier a été confié à DLE Ouest pour la partie génie civil et le groupement EMTE-MGL pour la partie fontainerie. Il aura duré un an, pour montant de 2,7 millions d’euros HT (hors honoraires de maîtrise d’œuvre).

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