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Nancy La ville prépare le centenaire de son école pour 1999

Laurent Miguet |  le 13/06/1997  |  Meurthe-et-MoselleFrance ArchitectureAménagementConcours

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Le concours d'architecture pour la restauration de la salle Poirel donne le coup d'envoi des travaux lancés par la ville.

« Le centenaire de l'Ecole de Nancy nous donne l'occasion de célébrer une tradition de création constructive qui ne se limite pas au style Art nouveau », explique Denis Grandjean, adjoint délégué au patrimoine. La salle Poirel - de même que le muséum d'histoire naturel et les archives municipales, datant des années 30 et sur lesquels la ville a engagé une réflexion - répond bien à cette définition.

Construite dans les années 1880 par le collectionneur d'art Victor Poirel, ce lieu d'exposition et de spectacle, utilisé au début du siècle par l'Ecole de Nancy, n'appartient pas au style créé par ce mouvement. Les festivités de 1999, qui comprendront une exposition internationale à la salle Poirel, donnent néanmoins à la ville l'occasion de rendre son lustre - pour 24 millions de francs - à un lieu cher au souvenir de plusieurs générations de Nancéiens. Après la désignation du maître d'oeuvre cet automne, la municipalité espère lancer les appels d'offres avant la fin de l'année.

L'intervention municipale ne se limitera pas au bâtiment : « Nous réfléchissions à une piétonnisation des abords », annonce Denis Grandjean. L'adjoint au patrimoine mène cette réflexion dans le cadre du groupe de travail « mobilier urbain » qui rassemble techniciens et élus de l'agglomération pour mettre en oeuvre une stratégie coordonnée. la ville mobilise les compétences de François Dumail, architecte voyer détaché de la ville de Paris, aux côtés de l'architecte André Vaxelaire. La même équipe travaillera, d'ici à 1999, sur un autre espace public crucial pour l'image de Nancy : la réfection des « terrasses de la Pépinière », derrière la place Stanislas.

Le rendez-vous de 1999 est l'occasion d'une réflexion sur l'articulation entre les bâtiments du conseil général et le musée de l'Ecole de Nancy, séparés actuellement par le passage qui mène au lycée Chopin. La réhabilitation de l'aquarium du musée offre l'occasion d'une initiative originale : « La ville cofinancera cette réalisation d'un million de francs avec Cobaty International », annonce Denis Grandjean. Les abords de la piscine ronde de Nancy Thermal connaîtront également un lifting avant 1999.

Plus endommagé dans son unité architecturale - comme en témoignent l'Ecole des mines et le siège des Assedic -, le quartier Saurupt n'en offre pas moins des îlots du début de siècle à préserver. La création d'une zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) constitue-t-elle le meilleur moyen d'assurer cette protection ? « Nous forgerons notre décision sur ce point cet été, après avoir mené un diagnostic sur le terrain, aux côtés d'Agnès Caillau, nouvelle architecte des Bâtiments de France », répond l'adjoint au patrimoine.

Même sans cette procédure, la mise en valeur du patrimoine Ecole de Nancy bénéficiera de moyens nouveaux : Denis Grandjean annonce une augmentation substantielle des crédits réservés aux ravalements de façades. Parallèlement, l'adjoint au patrimoine, également directeur de l'école d'architecture, a confié à ses étudiants une réflexion sur le destin actuel de l'habitat nancéien issu de l'Art nouveau.

PHOTO : La salle Poirel, lieu d'exposition et de spectacle construite par Victor Poirel.

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