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Musée du Louvre: anniversaire à Lens, première pierre à Liévin

Mots clés : Etat et collectivités locales - Manifestations culturelles - Musées - galerie - Tourisme

C’est un grand jour pour la Communauté d’agglomération de Lens-Liévin. Vendredi 8 décembre 2017 a, en effet, été posée, à Liévin, la première pierre du centre de conservation du Louvre. Ce bâtiment de 18 500 m2, unique en France et conçu à la façon d’une forteresse Vauban, sera implanté à quelques centaines de mètres du musée du Louvre-Lens, qui, lui, fête ses 5 ans.

«Le travail réalisé ici a enrichi notre vocabulaire architectural», a souligné en préambule des discours et en français, une première pour lui, Graham Stirk, l’architecte anglais de l’agence d’architecture Rogers Stirk Harbour+Partners basée à Londres et mandataire du projet.

 

Plain-pied semi-enterré

 

«Pour s’insérer au grand parc qu’est le site et laisser toute la visibilité au bâtiment du Louvre-Lens, nous avons conçu un bâtiment semi-enterré recouvert de végétation. Il va se fondre presque totalement dans le paysage et épouser la forme inclinée du terrain. Cela nous permettra d’obtenir aisément les trois hauteurs demandées par le cahier des charges. Le fait d’avoir un bâtiment de plain-pied facilitera aussi grandement le déplacement des œuvres», détaille -en Anglais désormais- Graham Stirk qui a notamment travaillé sur l’extension du British Museum à Londres. Pour l’architecte, Lens ressemble beaucoup au Nord de l’Angleterre et les deux terrils aperçus depuis le musée évoquent l’iconique corset de Madonna aux seins coniques.

 

Double paroi béton

 

Pour répondre aux contraintes techniques très fortes (température, hygrométrie, etc.) liées à la conservation des 250 000 œuvres, Graham Stirk s’est inspiré des citadelles Vauban. Le bâtiment semi-enterré aura, sur deux côtés, une double paroi en béton rappelant les doubles murailles imaginées par l’ingénieur militaire pour ses forteresses.

«Ce double mur en béton accueillera les installations techniques. Il sera possible d’y intervenir sans accéder aux réserves. Chaque salle de stockage aura des contraintes spécifiques en fonction des œuvres à y stocker. Nous allons installer une pompe à chaleur qui permettra de fournir une partie de l’énergie nécessaire. Le reste sera fourni par de l’énergie électrique», souligne le directeur du centre de conservation, Brice Mathieu.

 

Terrains cédés pour un euro

 

Le bâtiment va comporter 9 600 m2 de stockage et 1 700 m2 de locaux pour l’étude et le traitement des œuvres. Le budget de l’opération est estimé à 60 millions d’euros dont 42 pour la construction. Le financement est le suivant: 33,1 millions d’euros seront payés par le Louvre, 18 millions d’euros par l’Union européenne, 5 millions d’euros par la région Hauts-de-France et 2,5 millions d’euros par le ministère de la culture, des mécènes fourniront le reliquat. La communauté d’agglomération de Lens-Liévin a mis le terrain à disposition pour un euro symbolique (valeur estimée 2,6 millions d’euros). Le coût de fonctionnement sera intégralement pris en charge par le Louvre.

L’équipement d’étude et de recherche sera l’un des plus importants d’Europe et il pourra aussi héberger les œuvres de pays menacés par les conflits. Sa réception est prévue à l’été 2019 avec un transfert des œuvres situées dans les réserves inondables du Louvre à partir du deuxième semestre 2019.

 

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