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Monuments historiques : les entreprises de restauration attirent les jeunes

Jean-Sébastien Thomas (correpondant du Moniteur en Poitou-Charente) |  le 08/10/2013  |  PatrimoineParisIndre-et-LoireRhôneCharente-Maritime

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Réunies en congrès à La Rochelle, les entreprises de restauration de monuments historiques échappent à la sinistrose. Elles affichent des carnets de commandes satisfaisants et intéressent de plus en plus les jeunes. Mais elles doivent former en interne les jeunes recrues, faute d'enseignement spécialisé dans les écoles.

Après l’incendie qui, en juillet dernier, a détruit en partie l’Hôtel de ville de La Rochelle, le congrès du groupement français des entreprises de restauration de monument historique (GMH), s'est symboliquement tenu du 3 au 5 octobre dans la préfecture de la Charente-Maritime. L'occasion pour le  groupement, présidé par Didier Durand (Paris) de faire le point sur l'activité d'un secteur qui réunit quelque 200 entreprises (près de 10 000 salariés) et rassemble des métiers aussi variés que la maçonnerie-taille de pierre, la verrerie (vitrail), la ferronnerie, la charpente, la couverture etc.

La réunion rochelaise avait notament pour but de faire le point sur l’état de santé des entreprises. Gilles De Laage (Avoine, Indre-et-Loire), vice-président, avoue : « cela peut paraître paradoxal, mais dans un marché très difficile, les commandes sont toujours là. La grande inquiétude reste la féroce guerre des prix qui à terme pourrait mettre en péril un certain nombre d’entreprises. Heureusement, nous sommes peu touchés par la concurrence étrangère. »

Pari sur les jeunes

Gilles De Laage constate avec une certaine satisfaction que les entreprises spécialisées dans la restauration des monuments historiques n’ont pas de problème de recrutement. Elles savent attirer les jeunes. « Nous possédons un vrai savoir-faire ce qui suppose un temps d’apprentissage long, voire très long, de 5 à 7 ans ». Si les centres de formation existent, tout n’est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. Didier Micalef (Lyon), membre du bureau, précise : « Actuellement nous ne trouvons pas d’ouvriers qualifiés. Il nous faut les former. En effet, nous utilisons certaines techniques ancestrales qui ne sont pas enseignées dans les écoles. »

Le vice-président De Laage insiste sur le poids de ces entreprises –souvent implantées en milieu rural- comme « acteurs de l’économie locale ». Elles ne sont pas seulement grosses consommatrices de main-d’œuvre, elles jouent un rôle « de conservatoire de savoir-faire tout en étant utilisatrices de technologies de pointe et demanderesses de recherche et développement. » Une dualité qui n’est peut-être pas étrangère à l’attrait que les membres du groupement exercent sur les jeunes.

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