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Montreuil Marteau SA, 40 ans d’expérience dans le ravalement

le 16/08/2007  |  Seine-Saint-DenisFrance entièreMatériel de chantier

Quel avenir pour les bâtiments des années 1960 à 1990 qui ont souvent mal vieilli ? Ils constituent un problème urbain et patrimonial. Cette question a été perçue dès leur construction par certains professionnels. « Notre coup d’œil nous suggérait quelles difficultés ces bâtiments, trop vite construits, allaient rencontrer à moyen terme. D’où notre idée, en 1966, de créer Marteau SA », explique Raymond Marteau, fondateur de l’entreprise. Basée à Montreuil (Seine-Saint-Denis), cette PME de 200 salariés (23 millions d’euros de chiffre d’affaires) s’est spécialisée dans la rénovation de façades. Quelque 70 % des opérations concernent ces immeubles des années 1980.

« Nous faisons le réel achèvement de l’immeuble. Vingt ans après, le travail est complexe », précise l’architecte Jean-François Kerlann qui vient de terminer le chantier de rénovation de deux résidences à Ermont (Val-d’Oise) construites en 1989 : huit bâtiments, 8 400 m2 de façades, 152 appartements.

Avant travaux, quelles constatations ? D’abord, la difficile accessibilité. Les décrochés de toitures, façades et balcons exigent des échafaudages sophistiqués. Ensuite les désordres et pathologies sont nombreux : fortes détériorations des parties hautes, interventions d’urgence nécessaires, fissurations, décollements, présence de mousses, de champignons, de coulures sur les façades, corrosion des aciers et dégradation des bétons (carbonisation sous l’effet des pluies acides).

Les remèdes ? Après le choix des produits (résines et peintures), un chantier HQE avec dix compagnons a permis, sur les façades, le nettoyage, décapage, réfection des joints de dilatation, réparation des bétons, traitement des fers oxydés, réfection des scellements, imperméabilisation des façades et le traitement des balcons avec le rallongement des barbacanes pour éloigner les rejets d’eau.

Disparitiondes gros désordres. « Notre objectif est de faire entrer l’architecture dans les projets de ravalement », ajoute Jean-François Kerlann. Exemple : mise en place de protections permettant de souligner l’architecture de l’édifice en créant de petites ombres portées.

Investissement total pour la copropriété : 500 000 euros HT, soit de 3 500 à 7 000 euros pour chaque appartement. Reste la question de la pérennité de ces travaux. « Créés depuis plus de 40 ans, nous avons la visibilité nécessaire, conclut Raymond Marteau. Nous reprenons nos propres chantiers 20 ou 30 ans après. Nous ne constatons plus ces gros désordres. On ne décape plus. On se livre à un entretien normal, habituel, et restreint : les façades sont autolavables. »

PHOTO - IDF montreuil.eps
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