Performance énergétique

Moins 24 % de consommation d’énergie en 2024 : le défi de l’Etablissement français du sang

L’établissement français du sang (EFS) qui collecte 10 000 dons/jour est aussi un gros consommateur d’énergie, en particulier pour le stockage des prélèvements. L’organisme public veut réduire ses consommations dès 2018 et devenir exemplaire sur ce point.

Il suffit parfois d’actions simples pour réduire ses consommations d’énergie : remplacer les ampoules à incandescence par des leds, modifier une température de consigne des bureaux ou celle des chambres froides. C’est d’ailleurs par ces mesures que l’Etablissement français du sang (EFS), un établissement public administratif (EPA) à mission d’Etablissement public industriel et commercial (Epic) a commencé.

« Nous disposons d’un important parc immobilier : 250 sites pour un total de 315 220 m² », expose Pierre-André Fauchery, coordonnateur maintenance immobilière nationale et responsable technique au siège de l’EFS. Des édifices qui abritent non seulement des bureaux pour les 10 000 collaborateurs de l’EFS, mais aussi des laboratoires d’analyse et des chambres froides pour stocker les dons sanguins. Les consommations d’énergie sont donc colossales. En 2016, l’EFS a consommé plus de 88 MWh sur la totalité de ses sites.

 

Administrations exemplaires

 

Afin de réduire ces consommations, l’établissement s’est engagé dans la démarche « d’administrations exemplaires » lancée par le gouvernement pour la période 2015-2020. « Notre objectif est de réduire nos consommations de 24 % en 2024, année où Paris accueillera les Jeux Olympiques », explique Pierre-André Fauchery. Et pour y parvenir l’EFS a mis en place une démarche en quatre axes : les économies d’énergie, la mobilité durable, les économies de ressources avec la réduction des déchets et la préservation de la biodiversité. L’ensemble s’inscrit dans le Plan ministériel d’administrations exemplaires (PMAE).

 

Défis de l’énergie

 

En matière d’économie d’énergie, l’actualité est aux « Défis de l’énergie », dont l’EFS vient de lancer la première édition. « Ces Défis portent sur trois objectifs : promouvoir et récompenser les actions exemplaires dans le domaine de l’énergie, identifier les meilleures pratiques en régions pour les mutualiser au niveau national et sensibiliser et mobiliser tout le personnel de l’EFS autour des enjeux de préservation de l’énergie », détaille Pierre-André Fauchery.

Le challenge s’organise en trois catégories : les actions de sensibilisation des collaborateurs tout d’abord. Ouverte à tous, cette catégorie pourra récolter des dossiers présentant des actions de formation, de responsabilisation, l’organisation d’événements par exemple. La deuxième catégorie concerne « l’amélioration ». Il s’agit de regrouper les initiatives visant à optimiser les usages sur une activité ou un bâtiment.

 

La catégorie « travaux ou rénovation » réservée aux services techniques

 

Enfin, la catégorie « Travaux ou rénovation » ne s’adresse qu’aux services techniques de l’EFS. « Il s’agit de mettre en valeur tous les travaux réalisés sur un site. Cela peut-être, par exemple, le remplacement d’une chaudière, des travaux neufs intégrants une production d’énergie renouvelables ou la mise en place de vitrages plus performants », indique Pierre-André Fauchery. La première sélection par les comités de direction régionaux s’achèvera le 30 avril 2018. Une deuxième sélection aura lieu entre le 2 et le 30 mai afin de choisir trois finalistes dans chaque catégorie. Enfin, un jury final composé d’auditeurs internes et externes se tiendra le 5 juin pour déterminer un gagnant dans chaque catégorie. Ces défis se tiendront ensuite chaque année afin de réduire peu à peu les consommations d’énergie de chaque site.

Focus

Des consommations d’énergie divisées par deux sur le nouveau site de Décines-Charpieu de l’EFS

Depuis presque un an, les équipes des trois sites rhônalpins (Saint-Ismier, Gerland et Beynost) de l’Etablissement français du sang (EFS) occupent des nouveaux locaux sur la commune de Décines-Charpieu. Cette mutualisation et un aménagement adéquat du nouveau site permettent à l’EFS d’afficher des réductions de consommations de l’ordre de 50 %. « Nous sommes passés de 3 MW à 1,5 ou 1,8 MW, mais j’attends d’avoir réalisé une année complète pour connaître le chiffre exact », souligne Éric Thomas, responsable technique pour la région Auvergne-Rhône-Alpes de l’EFS. Comment expliquer cette performance ?

« Par des mesures simples qui sont intervenues à plusieurs niveaux », poursuit-il. Les façades et la toiture du nouvel ensemble de 5000 m² bénéficient d’une bonne isolation. Les activités ont été organisées pour être réparties essentiellement en rez-de-chaussée, ce qui limite l’usage des ascenseurs. « Il n’y en a plus que deux, alors que les trois sites existants en comptaient une douzaine », précise Éric Thomas. Tout l’éclairage est assuré par des leds. Enfin, les groupes froids, équipés de technologies récentes, assurent la production frigorifique de plusieurs chambres froides. Le site totalise 250 m² de chambres froides, dont la majorité affichent une température de – 35 °C.

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