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Mode opératoire pour blocs opératoires

jean-pierre reillac |  le 21/07/2000  |  ChantiersProduits et matérielsTechniqueSecond œuvreHaute-Vienne

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Le CHU de Limoges est en train d'ajouter sept blocs opératoires aux vingt et un existants. A priori rien d'exceptionnel dans la technique de construction. Il s'agit de construire un bâtiment de 17 m de large et de 66 m de long contre le bâtiment actuel et de raccorder les deux en perçant des ouvertures en façade. Cependant, pendant que l'entreprise Deconchat réalise le gros oeuvre, les chirurgiens opèrent... « Alors, constate Antoine Pacheco, directeur des travaux du CHU de Limoges, tout devient plus délicat techniquement et psychologiquement pour faire cohabiter le milieu hospitalier, avec ses règles d'hygiène, et le chantier. Tout a dû être minutieusement codifié. »

Un véritable plan de bataille a été arrêté dès la phase de conception avec les architectes. Trois mois ont été nécessaires pour restructurer le secteur accueillant le nouveau bâtiment. Au programme : modification de la voirie, maintien des accès des cuisines, des quais, de la morgue, et déplacement d'une ligne à haute tension. La construction du nouveau bâtiment a connu une période stratégique en février dernier, avec l'application d'un mode opératoire comprenant onze étapes. La méthode a notamment consisté à s'approprier le « couloir sale » où circulent les personnels sortant des blocs opératoires existants. Un bâchage de protection en feuilles de plastique a été posé sur les portes et cloisons. « De manière à assurer une parfaite étanchéité à la poussière et à l'eau lors des découpes du béton », précise Yves Guillou, ingénieur en chef, directeur des services techniques du CHU. Puis il a été procédé à la dépose des faux plafonds, des châssis de fenêtre en aluminium, des radiateurs et des canalisations, au renforcement des linteaux de façade par profilés métalliques. Ensuite, les éléments de façade de 32 cm d'épaisseur ont été sciés de l'extérieur. Dernière étape : la pose de panneaux étanches (Dagard) dans le couloir, le long de l'ancien mur de façade, formant un sas provisoire. Le personnel du CHU a vérifié l'étanchéité du sas, ainsi que la conformité de l'air ambiant à l'hygiène hospitalière, chaque semaine, en même temps que les salles d'opération mitoyennes.

Pour réussir ces travaux, des rencontres ont eu lieu entre les équipes médicales et l'entreprise pour sensibiliser les salariés à l'hygiène. En s'appropriant le « couloir sale », ouvriers et techniciens n'étaient en effet pas à l'abri de microbes et virus, et pouvaient contracter des infections nosocomiales.

MAITRE D'OUVRAGE : CHU de Limoges.

CONDUCTEUR D'OPERATION : DDE de Haute-Vienne.

ARCHITECTES : Archi-Tecture (PARIS)/SCP Bernard-Trufier (Limoges).

ENTREPRISE GENERALE : Deconchat (Limoges).

ECONOMISTE : N. Duboc.

BET FLUIDES : INgénierie et développement.

BET STRUCTURES : Serco.

BET VRD : PImpaud.

BUREAU DE CONTROLE : SOCOTEC.

COORDINATEUR SECURITE : Annie Lanot (CHU).

PHOTO : LIMOGES. Le «couloir sale» du bloc opératoire existant du CHU est attribué au chantier et constitue, une fois les parois étanches posées, un sas sous surveillance hygiénique.

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