En direct

Mobilité rurale décarbonée 2/5 : La France coupée en deux
Avec une longueur d'avance sur les autres régions de France, La Bourgogne Franche-Comté a défini les périmètres de ses 22 bassins de mobilité ruraux dès juin 2020. - © Région Bourgogne Franche-Comté

Mobilité rurale décarbonée 2/5 : La France coupée en deux

Laurent Miguet |  le 13/04/2021  |  France infrastructureRégions de FranceADCFADF

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Collectivités locales
France
infrastructure
Régions de France
ADCF
ADF
Valider
Pour lire l’intégralité de cet article, testez gratuitement lemoniteur.fr - édition Abonné

Cinq régions boudent les autorités organisatrices de la mobilité dans les territoires ruraux. Si aucune statistique officielle ne recense encore les communautés de communes qui ont pu choisir cette compétence optionnelle jusqu’au 31 mars, les observateurs s’attendent à un net déficit du sud de la France, en particulier de l’Occitanie, de la Nouvelle-Aquitaine, de Centre Val-de-Loire et d’Auvergne Rhône-Alpes. La césure traverse le clivage entre droite gauche.

Balkanisation d’un côté, jacobinisme de l’autre : les détracteurs de la compétence intercommunale rurale sur l’organisation de la mobilité ont rodé leurs éléments de langages, tout comme les défenseurs de cette disposition légale. L’instabilité institutionnelle permanente contribue à surchauffer l’ambiance du débat : leur nouveau périmètre à peine digéré, les régions ont dû prendre les compétences du transport routier interurbain et de chef de file de la mobilité. Mais la complexité administrative n’explique pas tout.

Chantage

Au ministère de la Cohésion des territoires, l’hostilité de certains conseils régionaux à la compétence intercommunale optionnelle passe mal : « Dans un réflexe jacobin à l’échelle de leur territoire, certaines régions sont allées jusqu’à une sorte de chantage peu conforme avec l’esprit de la loi : je vous offre un package d’intermodalité à condition que vous ne preniez pas la compétence », s’insurge un membre du cabinet de Jacqueline Gourault.

A mots plus policés, l’Assemblée des communautés de France (AdCF) exprime des regrets similaires : « Il est fort probable que la disparité des choix locaux résultera de manière prépondérante de la stratégie régionale, très incitatrice dans de nombreux cas, beaucoup plus hostile dans d’autres », analyse l’association d’élus dans un document interne que Le Moniteur a pu consulter. S’adressant aux régions récalcitrantes, l’AdCF prend date : « il sera opportun d’évaluer les engagements qu’elles prennent pour développer une offre de services nouvelle et, si possible, définir contractuellement des objectifs partagés avec les intercommunalités ».

[...]

Cet article est réservé aux abonnés Moniteur, abonnez-vous ou connectez-vous pour lire l’intégralité de l’article.

Déjà abonné

Saisissez vos identifiants

Mot de passe oublié ?
Se connecter

Pas encore abonné

En vous abonnant au Moniteur, vous bénéficiez de :

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index

Commentaires

Mobilité rurale décarbonée 2/5 : La France coupée en deux

Votre e-mail ne sera pas publié

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur
Ajouter Le Moniteur à l'écran d'accueil