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Mise en conformité d'une laiterie industrielle

DOMINIQUE ERRARD, LAURENT MIGUET, PHILIPPE DONNAES, PIERRE DELOHEN, ALAIN SARTRE, EMMANUEL GUIMARD |  le 05/03/1999  |  UrbanismeRéglementationDroit de l'environnementMoselle

Moins d'un an entre la définition du projet et la réalisation du bâtiment. Des solutions techniques conformes aux exigences du programme de maîtrise des pollutions d'origine agricole.

En novembre 1997, Laurent Paquin, agriculteur responsable du GAEC du Télégraphe à Fleville (Meurthe-et-Moselle) et ancien président de la Fédération nationale des jeunes agriculteurs (FNJA), annonçait ses intentions : « Installer 70 vaches laitières avant l'hiver suivant dans une nouvelle installation conforme aux directives de la circulaire de juin 1995 du ministère de l'Agriculture ». L'objectif était ambitieux, puisqu'à cette date, aucun plan du futur bâtiment n'existait, hormis dans la tête de l'exploitant, ce dernier ignorant tout des solutions techniques à mettre en oeuvre pour bénéficier des subventions du Programme de maîtrise des pollutions d'origine agricole (PMPOA).

Le volet financier est ici la clef du projet, si l'on sait que l'étude préalable du Dexel (Diagnostic environnement de l'exploitation d'élevage) concluait à un investissement de plus de 4 millions de francs. L'éleveur s'adresse donc à Orsa Bétons qui le conseille et l'oriente vers sa solution ad hoc : l'Agriroc.

Ce béton, spécialement formulé pour les ouvrages de type agricole, est en effet conforme à la classe d'environnement 5b de la norme P18-305 (voir entretien).

Toutes les étapes s'enchaînent ensuite très vite, moyennant une coordination rigoureuse entre les phases travaux. Le coulage a débuté en mai 1998, par la réalisation des 12 massifs qui supportent la charpente en bois lamellé-collé de l'étable, l'intervention se poursuivant par la construction des murs, des rampes d'alimentation, des boxes, des allées de circulation et de la salle de traite. Point fort du chantier : la construction du fond de la fosse à lisier, entièrement en béton Agriroc (50 m3). Explications de Marc Ménagé, responsable marketing d'Orsa Bétons : « Cet équipement constitue une des pièces maîtresses de l'installation, celle qui est la plus sollicitée car soumise aux agressions permanentes d'effluents en tous genres ». L'ensemble des travaux, nécessitant 600 m3 de béton (voir formulation), s'est conclu dans les délais - seules restant certaines opérations extérieures (dalle sous bâche à eau et aire de stockage). Les 70 têtes se sont retrouvées comme prévu à l'abri des premiers frimas hivernaux dans le bâtiment principal achevé en novembre 1998.,,

FICHE TECHNIQUE

Maître d'ouvrage et maître d'oeuvre : Laurent Paquin.

Entreprise : Zavatiero.

Béton : Centrale Orsa Bétons d'Hatrize (54).

Formulation : Laboratoire Orsa Bétons de Metz.

FORMULATION DU BETON

350 kg/m3 de ciment CLC CEM V A 32,5

Granulats Moselle 4/16 mm 320 kg/m3

Granulats Moselle16/25 mm 700 kg/m3

Granulats Moselle 0/4 mm 800 kg/m3

174 l d'eau/m3

0,03 % (en poids de ciment) de plastifiant réducteur d'eau Resireducto

PHOTO

L'étable : une charpente en bois lamellé-collé et un sol en « béton agricole » pour résister à l'agression et aux raclages d'évacuation des déjections animales.

POUR EN SAVOIR PLUS...

Texte de référence

Circulaire ministérielle no C 95/7028 du 19 juin 1995 du ministère de l'Agriculture de la Pêche et de l'Alimentation (bureau de l'Equipement des Exploitations, tél. : 01 49 55 54 50) annexe 1 « Cahier des prescriptions techniques pour la construction des ouvrages de stockage de lisiers ».

Pollueur payeur, entre incitation et répression

Le Programme de maîtrise de la pollution d'origine agricole (PMPOA) prévoit la mise en conformité des installations polluantes (fosses à purin, lisier et aires à fumiers de raclage, pailleux ou compact), avant 2001. Il concerne les exploitations d'élevage de plus de 70 bovins, 450 porcins et 20 000 poules, ou équivalent. Le programme prévoit le paiement d'une redevance aux Agences de l'eau pour les installations non conformes à la circulaire ministérielle du 19 juin 1995. Cette redevance est dégressive jusqu'à 100 % selon le degré de mise aux normes. Pour obtenir cette conformité, les éleveurs demandent un diagnostic environnement de l'exploitation - véritable cahier des charges des travaux à entreprendre- qui, complété des devis des entreprises, leur permet également de demander une subvention, jusqu'à 66 % des travaux.

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