Immobilier

Mipim 2018 : l’AMI sur le permis d’innover fait son premier point d’étape

Mots clés : Urbanisme - aménagement urbain

Bilan positif pour l’appel à manifestation d’intérêt lancé par Bordeaux Euratlantique, Euroméditerranée et Grand Paris Aménagement, au cours duquel 37 candidatures ont été déposées. Parmi les thématiques soulevées figure la question de la rigidité des permis de construire ou encore du recyclage des matériaux.

Pour Bordeaux Euratlantique, Euroméditerranée et Grand Paris Aménagement, le pari est en passe d’être réussi. A l’occasion du Mipim, le 15 mars 2018, ces trois établissements publics d’aménagement (EPA) en ont profité pour faire un point d’étape sur l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé à l’occasion du Simi en décembre dernier. Pour mémoire, cet AMI vise à mettre en œuvre le permis d’innover, encadré par l’article 88-II de la loi relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine (LCAP).

Au total, 37 candidatures ont été déposées dans le cadre de cet AMI. « La moitié représente des architectes, tandis que 15% concernent des centres de recherches et 25% des entreprises de construction », présente Damien Robert, directeur général adjoint de Grand Paris Aménagement. Les 10% restant correspondent quant à eux à des bureaux d’études. Objectif pour ces professionnels : identifier des innovations en contradiction avec la réglementation actuelle, afin de les expérimenter, et à terme, faire évoluer la législation.

 

Un permis d’innover expérimenté dans le cadre de GOU

 

Si l’ensemble des candidatures est actuellement en cours d’étude, les EPA ont identifié quatre thématiques récurrentes. La première a trait à l’évolutivité et la réversibilité de l’habitat. « Beaucoup de propositions veulent apporter des souplesses au permis de construire, afin de permettre un habitat modulable », continue Damien Robert. Le recyclage et le réemploi des matériaux ont aussi été évoqués, tout comme la construction en bois, ainsi que la conception et l’équipement des bâtiments.

« Nous sommes dans une logique d’innovation responsable. Cette interrogation des règles permet de questionner la façon dont on les fabrique et les applique », assure Laurent Girometti, directeur de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages (DHUP) au ministère de la Cohésion des territoires. Ce dernier veut créer, dans le cadre de la loi Elan, des dispositifs partenariaux avec les collectivités territoriales. « Nous envisageons que le permis d’innover puisse intervenir à l’occasion de grandes opérations d’urbanisme (GOU) », complète-t-il.

Les lauréats seront sélectionnés à la fin du mois de mai. Les 3 EPA espèrent démarrer les chantiers avant la fin 2019.

 

 

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