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Microtunnelier sur-mesure pour creuser des alvéoles de stockage

MICHEL DESFONTAINES |  le 10/02/2012  |  IngénierieMatériel de chantierMeuse

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Le laboratoire souterrain de stockage de déchets radioactifs, aménagé par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) à 500 m de profondeur à Bure (Meuse), est le banc d’essai de matériels originaux, destinés à des travaux de forage très spéciaux. C’est le cas du prototype de microtunnelier conçu par le constructeur toulousain CSM Bessac. Cette machine, sans nom de modèle, a réalisé avec succès une première campagne en octobre 2011 en creusant en seulement trois jours une alvéole horizontale de 40 m de long et 70 cm de diamètre, tout en posant un chemisage de tuyaux d’acier de 28 mm d’épaisseur. Le forage doit être précis et rectiligne car l’alvéole stockera des fûts de déchets radioactifs, éventuellement récupérables dans un siècle. Le stockage traversant un terrain argileux susceptible de se déformer et de gonfler en présence d’eau, l’opération ne peut se dérouler qu’à sec, sans recours aux fluides de forage. Et le tout, sans générer ni poussière ni vibrations. Enfin, les dimensions de l’engin doivent être compatibles avec celles des puits et des galeries. « Aucune de nos machines ne répondait à l’ensemble de ces contraintes », rappelle Gilles Broll, chef du projet chez Bessac. L’entreprise en a donc créé une sur-mesure en se servant de différentes pièces existantes, en les adaptant et en les assemblant. Sa force de poussée est de 1 600 kN, sa force de traction de 1 100 kN, son couple de 3 800 dNm. Une station de forage, une tarière, un groupe de marinage pour l’évacuation des déblais, un groupe hydraulique ont été associés à un système de pilotage haute précision, avec dépôt d’un brevet conjoint Bessac-Andra à la clef. « Nous avons combiné guidage et transmission d’effort sur un outil fond de trou », reprend Gilles Broll. Le guidage est opéré par laser avec retour d’information au pilote par câblage. En tête de forage, quatre patins horizontaux et verticaux prennent appui sur le revêtement ou sur les parois du forage pour orienter la roue de coupe des quelques degrés dont le pilote a besoin. « L’exploit consiste surtout à pousser l’ensemble des tuyaux d’acier dans un espace réduit et à rétracter la machine sans endommager le revêtement », insiste le chef de projet.

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PHOTO - 617091.BR.jpg - © Michel Desfontaines

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