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Michel Destot, Président de l’Amgvf(1) « Un programme plus réaliste sur le plan financier »
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Michel Destot, Président de l’Amgvf(1) « Un programme plus réaliste sur le plan financier »

le 07/12/2012  |  IsèreFrance

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« Le deuxième programme Anru doit être plus réaliste sur le plan du financement. Il faudra concentrer les efforts sur quelque 200 quartiers prioritaires et adapter les interventions au cas par cas. Dans cette logique, l’apport par l’État de 9 milliards d’euros sur la période 2013-2019 paraît réaliste, ce qui représenterait avec les investissements des collectivités et des bailleurs sociaux une enveloppe de 20 à 30 milliards d’euros. Les futurs projets devront répondre à de multiples attentes : une plus forte mixité sociale dans les processus de relogement, un meilleur équilibre entre démolition et réhabilitation, un traitement approprié des copropriétés dégradées, un travail sur la qualité des espaces publics, une politique de soutien aux transports en commun et aux commerces, une meilleure articulation des enjeux sociaux, urbains et humains. À ce titre, il est pertinent d’envisager une gouvernance des projets au niveau de l’agglomération, avec un principe de subsidiarité avec les communes signataires, afin d’améliorer la répartition du logement social. La politique de la ville qui tourne essentiellement autour de la rénovation urbaine doit mieux intégrer les enjeux sociaux, d’insertion et d’emploi. Il importe d’aller vers un pilotage global de toutes ces politiques, en refondant dans des contrats uniques les contrats urbains de cohésion sociale (Cucs) et les programmes de rénovation urbaine (PRU). De même, une meilleure articulation des programmes locaux de l’habitat (PLH) avec les plans de déplacements urbains (PDU) et les projets de rénovation urbaine (PRU) est nécessaire, avec l’impératif d’intégrer les éco-quartiers et éco-cités au sein des quartiers et d’y développer de synergies sociales et urbaines. La question des zones franches urbaines (ZFU), des nouveaux emplois francs et du développement économique devra aussi être prise en compte pour répondre aux enjeux d’insertion sociale et d’attractivité économique. Il conviendra en outre de mobiliser les moyens de droit commun et de promouvoir un réel pilotage interministériel. Enfin, la question des quartiers anciens et des copropriétés dégradées est à traiter d’urgence. Ainsi, la proposition du comité d’évaluation et de suivi de l’Anru d’une enveloppe de 1,5 milliard d’euros pour le traitement spécifique d’une centaine de ces quartiers va dans le bon sens ».

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(1) Association des maires des grandes villes de France. Il est également député-maire de Grenoble.

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