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Michel Bernard : « La CCI de Dijon veut constituer des réserves foncières à 10 - 15 ans »

le 19/02/1999  |  Haute-CorseFrance entièreCollectivités localesMaîtrise d'ouvrageTransports

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Un an après son élection, le président de la CCI de Dijon s'explique sur les projets de développement de l'agglomération dijonnaise.

Principal acteur du développement économique dans les années 70 avec la zone industrielle de Longvic, la CCI veut reprendre le flambleau dans le domaine. Pourquoi ?

Nous nous interrogeons en effet sur le rôle que la CCI peut jouer pour constituer des réserves foncières à 10-15 ans. Peut-elle se donner les moyens de cette politique et avec quels partenaires ? C'est l'objet du débat que nous ouvrons aujourd'hui, car notre stock de terrains industriels s'appauvrit. Il reste des surfaces disponibles dans l'agglomération, mais l'offre est morcelée et disparate. Il n'y a plus de friches industrielles dans la zone de Longvic (160 entreprises, 5500 salariés). Et nous manquons de superficies de plus de 10 hectares, un besoin qui ne pourra être satisfait que dans un an lorsque la future zone districale également classée zone franche commencera à être viabilisée.

Comment l'aéroport de Dijon-Bourgogne géré par la CCI peut-il se développer ?

Si nous voulons développer un trafic complémentaire aux lignes régulières qui sont principalement des vols d'affaires (16 882 passagers en 1998, soit + 36 %), il est nécessaire d'engager une nouvelle tranche de travaux (après celle qui s'achèvera en mai) pour donner plus d'ampleur aux vols de tourisme. L'accueil de charters (6 551 passagers en 1998) lancé depuis quelques années montre que Dijon peut se faire une place dans l'Est de la France, entre Strasbourg et Lyon dans un rayon de 150 kilomètres. En revanche, l'aéroport n'a pas de vocation dans le fret. Il est trop proche des zones urbanisées et les vols de nuit causeraient des nuisances. Cette fonction serait plutôt réservée à l'aéroport de Dole-Tavaux. 15 à 20 % de notre clientèle d'affaires vient de Franche-Comté, preuve que les deux équipements peuvent être complémentaires.

La CCI est à l'origine, avec un groupement de transporteurs, du projet de la plate-forme multimodale de Perrigny. N'est-ce pas l'occasion de développer un pôle logistique à cet endroit ?

Le développement du chantier de transbordement sera progressif et on peut envisager, dans les 15 ans, la création d'une sorte de centre routier comme on en trouve sur les axes autoroutiers. En revanche, il n'est pas question de créer une zone d'activité spécifique aux abords de la plate-forme. Son activité se prolongera à une cinquantaine de kilomètres à la ronde, ce qui signifie que les zones d'activités actuelles ou en cours d'aménagement, comme la zone districale éloignée d'une dizaine de kilomètres, sont aptes à recevoir des activités logistiques dans des conditions optimum. La logistique est naturellement un des axes de la promotion économique de l'agglomération. Nous défendons d'ailleurs, dans la perspective du prochain contrat de plan, la création d'une formation au-delà de bac + 2 dans cette spécialité. L'école supérieure de commerce que gère la CCI intégrerait ce programme.

PHOTO : Concernant l'aéroport Dijon-Bourgogne, Michel Bernard souhaite engager une nouvelle tranche de travaux.

Trois projets phare pour l'agglomération

Zone districale Europa (33 ha) : 1ers travaux de VRD au 1er semestre 2000 (maître d'ouvrage : district de l'agglomération dijonnaise).

Aéroport de Dijon-Bourgogne : 7 millions de francs de travaux en cours (extension du parking avions de 10 000 mètres carrés et de l'aérogare) et projet d'une 2e tranche (2000-2006) de 25 millions pour agrandir le parking voitures et à nouveau l'aérogare. Maître d'ouvrage : CCI.

Plateforme multimodale de Perrigny-lès-Dijon : lancement des travaux estimés à 100 millions de francs au 2e semestre 1999. Maîtres d'ouvrage : SNCF (chantier de transbordement), conseil général de la Côte-d'Or (accès routiers) et SAPRR (accès autoroutier).

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