Chantiers

Metz relance le chantier de l’Agora interrompu par une défaillance de bureau d’études

Mots clés : Conception

Le projet municipal à péripéties de l’équipement multiculturel reprend son cours avec le transfert de la mission d’exécution à l’entreprise de travaux.

Le chantier de la médiathèque-centre social Agora reprend enfin son cours en ce début de printemps dans le quartier Patrotte/Metz nord. A son lancement en 2010, ce programme s’intégrait dans un grand projet urbain visant à transformer le secteur enclavé entre la Moselle et la commune de Woippy. Mais ses travaux ont été interrompus pendant neuf mois. La Ville de Metz, maître d’ouvrage, annonce désormais la livraison pour l’été 2018 de cet équipement public structurant, associant une médiathèque, un espace culturel et un centre social. A cet horizon, les résidents devraient pouvoir apprécier la signature visuelle du bâtiment de 2 300 m2 imaginé par Ropa & Associés Architecture, lauréat du concours de maîtrise d’œuvre: un toit-terrasse doté d’un jardin expérimental et un cube rouge abritant une salle de spectacle de 120 places.

 

Sortir du blocage

 

Scindé en cinq macrolots, le chantier avait démarré en février 2016, de façon classique. Le macrolot 1, «clos-couvert et VRD», avait été attribué il y a trois ans à Demathieu Bard pour un montant de 4,4 millions d’euros. Le groupe mosellan a cependant dû interrompre les travaux cinq mois plus tard, confronté à la défaillance du bureau d’études techniques tous corps d’état. «Le bureau d’études a commencé à être défaillant dans sa mission d’exécution pour la partie gros œuvre, puis nous avons également achoppé avec la maîtrise d’œuvre pour ce qui était de la synthèse avec la partie charpente métallique. Comme le marché avec la maîtrise d’œuvre constitue un tout, nous avons dû constater une situation de blocage complet avant de pouvoir réorienter les prestations», pointe Emmanuelle Champigny, directrice générale des services de la Ville de Metz.

Pour pouvoir relancer le chantier, la Ville de Metz a choisi de retirer la mission d’exécution du macrolot 1 à la maîtrise d’œuvre et de la confier, à la fin 2016, à l’entreprise attributaire des travaux. «Juridiquement, au sens des missions loi MOP, les missions EXE peuvent être assurées dans les lots de travaux», éclaire la directrice générale des services.

La Ville de Metz ne communique toutefois pas le surcoût engendré par ces retards sur le budget global de 11,7 millions d’euros TTC cofinancé par la Direction régionale des affaires culturelles, la région Grand Est, la Caisse d’allocation familiale, l’Anru et les fonds européens Feder.

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X