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Mécénat Les fondations d’entreprise séduisent le BTP
PHOTO - GEST Dubois 04.eps - © Vincent Leloup/le moniteur

Mécénat Les fondations d’entreprise séduisent le BTP

ERIC DELON |  le 02/08/2007  |  EntreprisesPolitique socialeArchitecture

Les fondations d’entreprise se multiplient. Un bon outil pour affirmer un engagement citoyen et contribuer à améliorer l’image de l’entreprise et du secteur.

Avec 10 % du total, le secteur du BTP se place en très flatteuse position - 3e place ex-æquo (1) - dans le classement des secteurs d’activité recensant en leur sein des fondations d’entreprise, la palme revenant au secteur « banque et assurance » (25 %), devant la « distribution » (14 %) (2).

La Loi Aillagon du 1er août 2003 (relative au mécénat, aux associations et aux fondations), qui améliore le régime fiscal du mécénat et le statut des fondations, a semble-t-il gagné son pari. Selon le Panorama Ernst & Young 2007 des fondations d’entreprise, le nombre de fondations de ce type a doublé depuis l’entrée en vigueur de cette nouvelle loi (2004-2006) par rapport à la période 1991-93. Côté BTP, l’engouement ne se dément pas. Outre les poids lourds de la profession (Bouygues, Vinci, Eurovia, Spie Batignolles, Colas…) les entreprises de taille plus modeste se laissent séduire progressivement par la formule. Selon l’étude précitée, les PME sont à l’origine d’un tiers des créations de fondations d’entreprise. Le groupe Cari (2 400 salariés) a créé sa fondation après avoir mûri le projet depuis deux ans. « Étant le fruit du rapprochement progressif de plusieurs entités, nous avons souhaité accorder nos violons en termes de mécénat, à la fois social, culturel et environnemental. La fondation représentait un outil juridique bien adapté », explique Robin Sappe, le délégué général de la fondation.

Une image citoyenne. Originalité de la démarche de Cari : plutôt que d’imposer une thématique précise ou de concentrer les efforts de mécénat du groupe, la direction générale a interrogé ses collaborateurs sur leurs désirs quant à l’orientation de la fondation. « Ils ont plébiscité le social, l’environnement et le domaine artistique, note Robin Sappe. En 2006, nous avons ainsi soutenu 21 projets émanant d’associations ou d’entreprises d’insertion. » Des exemples ? Création de jardins éphémères (grâce à des matériaux de construction) lors d’un festival artistique à Marseille, dépollution d’un site dans les Pyrénées (avec la participation bénévole de salariés du groupe), construction d’une plate-forme pour accueillir une chambre froide pour les « Restaurants du cœur ». « A travers leurs fondations, les entreprises du BTP conjuguent deux aspects : un engagement pour améliorer la vie dans la cité et une image positive, citoyenne dont elles seront créditées. Dans un contexte de pénurie sur leur marché de l’emploi, le fait qu’elles s’engagent notamment dans des quartiers défavorisés contribue à les rendre attractives vis-à-vis d’une population désocialisée et souvent frappée de sous-emploi », note l’avocat Stéphane Couchoux, responsable de l’offre « fondation d’entreprise » et associé chez Bignon Lebray et associés.

« Interrogées sur leurs motivations, les entreprises, dans notre panorama 2006 précisent que leur motivation pour créer une fondation reposait à 69 % sur l’envie de développer une relation pérenne avec leur environnement, à 56 % pour satisfaire l’intérêt général et à 6 % pour l’intérêt fiscal », souligne Philippe-Henri Dutheil, avocat, associé, Ernst & Young, responsable national du secteur non marchand et auteur de l’enquête précitée.

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