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Gilles Rambaud |  le 29/03/2013  |  EntreprisesTransportsInternationalFrance Bouches-du-Rhône

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Philippe Brissonneau, directeur du matériel de Colas, a fait toute sa carrière chez le numéro 1 mondial de la route.

Il est à la tête d’un parc de 65 000 machines, réparties aux quatre coins du monde. Les engins orange, c’est lui : Philippe Brissonneau, bientôt 61 ans, directeur du matériel de Colas SA. « Dans la vie, il y a le hasard, les rencontres et la chance », résume celui qui s’apprête à tourner la page et à mettre fin à sa carrière. Sa première chance ? Avoir été mauvais élève. « En fin de collège, on m’oriente vers la filière technique, ce qui était une forme de punition. J’y ai trouvé beaucoup de plaisir, du sens et de l’équilibre. » Le cancre se met à travailler. Objectif : la prestigieuse école des Arts et Métiers. Il en prend le chemin mais, en 1970, échoue à y entrer, « à cause de l’anglais », se souvient celui qui, plus tard, le parlera tous les jours. Ce sera une école d’ingénieurs à Strasbourg (Ensais) dont il sortira diplômé cinq ans plus tard sans avoir jamais approché d’engins de chantier. Le service militaire lui en donnera l’opportunité. « J’ai été incorporé au génie de l’air où j’étais affecté à la réfection d’un aéroport. Il y avait des décapeuses Caterpillar qui revenait du Vietnam, un D9 à câbles, une Poclain CMC en panne quatre jours sur cinq… » Tous ces engins sont placés sous son commandement, une expérience qu’il met en tête de son curriculum vitae, une fois dégagé des obligations militaires et qui fait réagir quatre entreprises de travaux publics. « Les quatre m’acceptaient. J’ai pris la première dans l’ordre alphabétique : Colas. » Entré en 1977, il n’en sortira plus. Dès le départ, le jeune ingénieur matériel sait que ce métier implique de la mobilité. « On m’envoie à Montluçon pour ma première affectation. Deux jours plus tard, je suis muté ailleurs. Ça donne un rythme ! » Deux ans à Orléans où il côtoie une centrale d’enrobage Ermont TSM 25, le premier poste prototype continu de France. En 1977, le Canada. « J’y arrive un 4 janvier sous 1 m de neige. Personne ne comprenait pourquoi le maudit Français débarquait à cette période. » Puis c’est le Kenya pour poser des lignes à haute tension. « Le service matériel s’occupait des engins, mais également des transports et de l’intendance. » Dans le parc, on trouvait des grues, des pelles, des voitures, des émetteurs radios, une machine à glace et un avion ! Un passage par le Maroc, puis c’est l’Indonésie. « C’était difficile. L’ambiance était très dure… » Pas facile non plus avec la famille : la naissance du deuxième enfant crée un besoin de stabilité. Les Brissonneau rentrent en France et s’installent à Aix-en-Provence où ils restent dix ans. « On stabilise la famille »… et on invente le train de recyclage à chaud, une usine mobile qui marqua son temps. En 1995 Philippe Brissonneau est muté en Île-de-France. La famille s’y plaît et décide d’acheter une maison. « Le jour où je me rends chez le notaire, on m’apprend que je passe directeur matériel pour l’international. Tant pis, je signe ! » Il alternera une semaine à Paris, l’autre à parcourir les chantiers, jusqu’en 2005 où il remplace Jacques Chardon à la direction du matériel du groupe. Aujourd’hui, dans son bureau de la porte de Saint-Cloud, il met en place une gestion de parc et une dynamique commune à l’échelle mondiale, aidé en cela par les nouveaux moyens d’interconnexion informatiques. « Mais la connexion la plus importante, c’est celle avec l’exploitant. Un service matériel moderne ne vit pas dans son monde mais en proximité avec le chantier. » Dans ce cas, Philippe Brissonneau est moderne depuis 1977.

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PHOTO - 709584.BR.jpg - © Vincent leloup
bio express

1952Naissance à Grenoble
1975 Diplômé de l’École nationale supérieure des arts et industries de Strasbourg (Ensais)
1976 Entre chez Colas
2005 Directeur du matériel du groupe Colas

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