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Matières premières : des hausses inquiétantes

Sophie d'Auzon et Axelle Saada- |  le 02/11/2010  |  InternationalTechnique

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Acier, aluminium, cuivre... -

Les entreprises constatent des hausses de prix de leurs fournitures. Un phénomène qui intervient alors que les trésoreries sont déjà dégradées et que les prix de vente restent bas.

C'est « l'effet papillon » appliqué au BTP. Ou comment les conditions d'accès aux crédits immobiliers en Chine influent sur les prix dans les négoces hexagonaux. Activité non délocalisable par nature, le BTP n'en vit pas pour autant en autarcie. « Depuis quelques mois, nous enregistrons les premiers avis de hausse chez nos fournisseurs de produits liés aux matières premières, confirme Géraud Spire, président de la Fédération du négoce des matériaux de construction. Il est clair que les produits incorporant des matières premières ne seront plus bon marché car la demande est maintenant mondiale. » La preuve par le cuivre : en février dernier, il valait 6 000 dollars la tonne au LME (London Metal Exchange). En avril, il dépassait les 8 000 dollars avant de redescendre brutalement, début mai, sous la barre des 7 000 dollars du fait d'« arbitrages défavorables des spéculateurs ». Pour l'heure, Jacques Chapeau, président de la Fnas (Fédération française des négociants en appareils sanitaires, chauffage, climatisation et canalisations), constate peu d'impact sur la demande. Mais il note que « les clients installateurs » sont sous tension.

Prix garantis sur un mois

La hausse des matières premières est « un coup supplémentaire porté à la rentabilité et à la trésorerie des entreprises », déplore Jacques Chanut, président de la commission économique de la FFB. « Il est impératif de répartir raisonnablement l'absorption de cette hausse entre l'ensemble des acteurs. Nous travaillons ardemment à obtenir que les prix de plusieurs matières premières soient garantis sur un mois. »
En marchés publics, plusieurs parades existent pour « atténuer » les variations de prix : révision de prix, actualisation voire imprévision (voir page suivante). En marchés privés, rien d'obligatoire. « Il est difficile pour nous de répercuter la hausse que nous subissons, explique Patrick Liébus, président de la Capeb. Nos clients, bien conscients du ralentissement de notre activité, n'hésitent plus à négocier des rabais. » Pour Géraud Spire, il faudra faire évoluer les systèmes constructifs pour les rendre moins dépendants des matières premières. « Et l'innovation doit jouer à plein », préconise-t-il.

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