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Matériels : l’espace vert résiste mieux que l’agricole
Président du Sedima, Raphaël Lucchesi s'attache à renforcer la visibilité des espaces verts, dans la famille des distributeurs de matériels agricoles. - © © Laurent Miguet

Matériels : l’espace vert résiste mieux que l’agricole

Laurent Miguet |  le 20/06/2016  |  Aménagements extérieursBâtiment

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Les espaces verts s’affirment, au sein du syndicat de distributeurs Sedima. Le changement de la déclinaison du sigle de cette organisation a exprimé cette évolution, lors de son assemblée générale du 8 avril : l’ancien « Syndicat national des entreprises de service et de distribution du machinisme agricole » a enrichi sa dénomination en ajoutant « d’espaces verts et métiers spécialisés ».

La visibilité des espaces verts, dans la distribution de matériels agricoles, ne peut plus échapper aux clients. « Autrefois, ceux de nos adhérents qui proposaient cette spécialité se contentaient d’un espace à part, au sein de leur local principal. Aujourd’hui, les bâtiments entièrement affectés aux espaces verts tendent à se généraliser », constate Anne Fradier, secrétaire générale du syndicat national des entreprises du machinisme agricole, d’espaces verts et des métiers spécialisés (Sedima). Raphaël Lucchesi, président de l’organisation qui représente 2 500 entreprises totalisant 11 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour 36 000 salariés, annonce une prochaine étape en septembre, avec la publication d’une enquête de conjoncture dédiée aux espaces verts.

Spécialité émergeante

Deux ans après l’absorption de l’ancienne Union nationale des spécialistes en matériels de parcs et jardins (SMJ), la marche en avant vers la visibilité des métiers spécialisés reste un des thèmes phares du mandat de Raphaël Lucchesi : le Sedima entend mieux refléter chaque composante d’une profession caractérisée par la grande hétérogénéité de ses marchés, tant en fonction des clientèles que des territoires.

Cette stratégie s’applique à quatre spécialités : grande culture-polyculture élevage, équipements d’élevage, viticulture viniculture et espaces verts. « Nous réfléchissions à l’ajout d’une nouvelle spécialité, dans le domaine de l’irrigation », confie le président.

Morosité

La conférence de presse du 17 juin a témoigné de la morosité globale du secteur : « Pour la première fois, les indicateurs s’orientent à la baisse dans la totalité de l’activité, le neuf comme l’occasion et la vente de pièces détachées comme les prestations de service », note Raphaël Lucchesi. Demandée par la clientèle, la diversification dans la location n’apporte pas la rentabilité dont les entreprises ont besoin. Dans leur publicité, les membres du Sedima se sentent peu accompagnés par les grands constructeurs de tracteurs : seuls trois sur 11 obtiennent la moyenne, dans l’indice de satisfaction publié par le syndicat.

Engagement dans la formation

La composante Espace vert se distingue du tableau général tant par sa structure que par sa conjoncture : l’effectif moyen atteint 10 salariés, au lieu de 26 pour l’ensemble du syndicat. La majorité des clients se recrute chez les particuliers. Les entreprises concernées s’en tirent mieux que les autres : les deux tiers affichent un moral « moyen ». L’activité connaît une légère croissance : + 1 % pour les commandes, + 1 % pour les ventes de pièce et + 2 % pour les prestations en atelier. Les autoportées diesel, les tondeuses et le matériel portatif tirent le marché.

Dans un métier exigeant, la lutte contre la pénurie de main d’œuvre à travers la formation reste un thème fédérateur : « Il n’y a pas de chômeurs dans notre profession », affirme Raphaël Lucchesi. L’inscription au répertoire national des qualifications professionnelles d’un certificat de qualification professionnelle (CQP) de technicien de maintenance constitue une des grandes réussites récentes. Il faudra encore quelques promotions pour obtenir une telle reconnaissance pour le CQP de « magasinier vendeur en pièces de rechange et équipements de matériels de parcs et jardins », créé à l’Institut de formation et d’apprentissage de la CCI Saint-Malo.

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