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Mariages de raison au Médipôle Lyon-Villeurbanne
Après trois ans d’études et trente-sept mois de travaux, l’établissement de 60 000 m2 de surface de plancher ouvrira aux patients le 2 janvier. - ©

Mariages de raison au Médipôle Lyon-Villeurbanne

VINCENT CHARBONNIER |  le 07/09/2018  |  ChantiersPréfabrication

De sa conception jusqu'à sa construction, le futur hôpital s'appuie sur des binômes inhabituels.

Le Médipôle Lyon-Villeurbanne résulte d'une coopération singulière entre le groupe privé Capio et le groupe mutualiste lyonnais Resamut, qui ont décidé de réunir sept de leurs établissements sur un seul site, tout en conservant leur autonomie juridique. Il s'agit du plus grand chantier hospitalier privé en cours de réalisation.

Pas de grandiloquence dans l'architecture : elle répond aux prescriptions du cahier des charges de concevoir un bâtiment « simple et accueillant », avec des flux différenciés. Le bâtiment est évolutif, tant dans ses fonctionnalités internes que dans la perspective d'une extension. Une gageure pour cette construction qui se déploie sur 170 m de long, 80 m de large et 26 m de haut totalisant 60 000 m2 de surface de plancher. Au départ, les maîtres d'ouvrage envisageaient deux bâtiments séparés. Mais une logique fonctionnelle l'a emporté. Le parcours patient a été privilégié dans un socle commun, où les services respectifs de Capio et Resamut se distinguent par un code couleur.

Préfabrication et chantier-école. Les services et les 30 salles d'opération sont répartis entre trois ensembles qui reposent sur une base technique et logistique commune. Une sorte de cordon ombilical fonctionnel relie les plateaux techniques aux unités d'hébergement. Autre parti pris constructif partagé : la mise en œuvre de façades en prémurs isolés. Cette double peau en béton est une première pour un bâtiment aussi imposant ; 9 200 m2 de ces pièces ont été nécessaires. Les éléments de 3,6 m de côté ont été préfabriqués par Spurgin Leonhart dans son usine de Blyes (Ain). Cette technique impose un calepinage millimétré et une pose impeccable.

Une équipe y a été formée sur un chantier-école attenant. La logique de préfabrication a été poussée au maximum, tant pour les poutres que pour 90 % des salles de bains.

Associés dans un groupement, les filiales régionales de Bouygues et Vinci ont fonctionné en liaison étroite avec la maîtrise d'œuvre déléguée et la double maîtrise d'ouvrage. Ce dialogue ouvert a créé un esprit d'équipe entre les intervenants et permis qu'ils soient pleinement opérationnels dès le démarrage des travaux.

Tout au long du chantier, les ressources ont été gérées en fonction des besoins, sans répartition des rôles entre les deux entreprises. « Je peux demander des ressources selon les missions à accomplir aussi bien à Bouygues qu'à Vinci, explique Jessica Jung (Bouygues Bâtiment Sud-Est). J'ai pu sélectionner 100 % des conducteurs de travaux, qui avaient déjà fait un ou plusieurs hôpitaux. » Résultat : le chantier, qui a nécessité trois ans d'études, sera conduit dans les temps à son terme le 26 novembre, après trente-sept mois de travaux.

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