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MALADIES PROFESSIONNELLES Un salarié du BTP sur deux exposé à des contraintes articulaires

nicolas valeano |  le 08/08/1997  |  EntreprisesApprentissage BTPFormation continueTravail

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Selon une étude du ministère de l'Emploi, 3,4 millions de personnes (soit 28 % de l'ensemble des salariés et un ouvrier sur deux), sont soumis à des contraintes articulaires pendant leur travail. On distingue deux types de contraintes : des gestes répétitifs à cadence élevée, et la position forcée d'une ou plusieurs articulations. Elles sont souvent associées à d'autres astreintes physiques (manutention, bruit, froid, station debout prolongée...), en ce qui concerne les ouvriers du bâtiment, qualifiés ou non. Selon le ministère de l'Emploi, « les travaux exigeant la position forcée d'une ou plusieurs articulations se rencontrent plutôt dans le bâtiment et la réparation automobile, secteurs presque totalement masculins et employant plutôt des ouvriers qualifiés de type artisanal ». 17,7 % des salariés de la construction sont concernés. Plus globalement, un salarié de la construction sur deux subit l'une des deux contraintes articulaires. A chaque type de contrainte, relève l'étude, correspond un profil professionnel particulier. Mécanisée, l'industrie expose plus ses salariés aux gestes répétitifs, le plus souvent des femmes qui occupent des postes d'ouvrières non qualifiées (habillement, emballage...). L'exposition à la répétition d'un même geste touche moins le secteur de la construction (12,6 % des salariés). Cependant, « les salariés qui cumulent les deux types de contraintes articulaires (mouvements forcés et gestes répétitifs) appartiennent à des catégories comme les ouvriers qualifiés de type artisanal, habituellement considérés comme peu concernés par le travail répétitif. C'est le cas de 36 % des maçons qualifiés, 32 % des peintres et ouvriers qualifiés des finitions en bâtiment ». Certains ouvriers non qualifiés sont concernés (gros oeuvre du bâtiment). Les affections professionnelles périarticulaires, reconnues comme maladies professionnelles au titre du tableau 57 du régime général de la Sécurité sociale, représentaient en 1994, selon la Caisse nationale d'assurance maladie, 56,7 % de l'ensemble des maladies professionnelles déclarées, et reconnues. Elles ont fortement augmenté ces dernières années (673 cas reconnus en 1985, 3 963 en 1994). Plus de la moitié des salariés exposés à des contraintes articulaires risquent, selon les médecins du travail, de développer une pathologie.

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