En direct

Maîtrise d'ouvrage privée La SNI monte en première ligne

PATRICE DROUIN |  le 17/01/1997  |  SEMCollectivités localesLogementMaîtrise d'ouvrageGard

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

SEM
Collectivités locales
Logement
Maîtrise d'ouvrage
Gard
Landes
Paris
Hérault
Yvelines
Finistère
Alpes-Maritimes
Somme
Haute-Saône
Rhône
Bas-Rhin
Puy-de-Dôme
Haute-Marne
Territoire de Belfort
Vosges
Oise
Hautes-Alpes
Valider

-Cette SEM, qui construit et gère des logements pour le compte notamment de la Défense, est directement concernée par le reformatage des armées. -Elle va devoir vendre 6 500 logements et en produire 10 000 dans les villes accueillant des régiments professionnalisés.

Depuis sa création, en 1961, la Société nationale immobilière (SNI) a produit un très grand nombre de logements dans toutes les régions de l'Hexagone, en particulier pour le compte du ministère de la Défense, mais pas exclusivement (1). Aujourd'hui, son parc compte environ 70 000 logements.

Cette société d'économie mixte (1,7 milliard de francs de chiffre d'affaires en 1996, 600 salariés), grâce à ses onze directions régionales et à son partenariat avec la Scic (groupe Caisse des dépôts), est en mesure de proposer un « service de proximité » aux administrations et aux organismes qui s'adressent à elle . C'est-à-dire qu'elle est en mesure de construire des programmes à la demande, même dans les petites communes, et ensuite de gérer ce patrimoine immobilier.

Disposant d'un budget travaux d'au moins 900 millions de francs par an (dont 400 millions pour le neuf et 500 millions pour l'entretien et la réhabilitation de près de 3 000 logements par an), la SNI va voir son rôle accru en 1997 et au cours des prochaines années. Le 10 décembre dernier, le ministre de la Défense, Charles Millon, a en effet demandé à ce maître d'ouvrage privé de l'aider à tirer les conséquences - au niveau du logement - du « reformatage » des armées. En clair, le ministre suggère à la SNI :

- de vendre (ou de trouver une affectation civile à) 6 500 logements militaires, dans les communes où l'armée se retire (par exemple, à Apt du fait de la « fermeture » du plateau d'Albion, à Nîmes, au centre d'essais des Landes, à Talence, à Pont-l'Abbé ou à Maisons-Alfort) ;

- dans le même temps, de construire ou de réhabiliter 10 000 logements dans les villes qui vont avoir la chance d'accueillir des régiments professionnalisés (voir encadré) ;

- enfin, de prendre en charge une part importante de la gestion immobilière de la gendarmerie, dont le parc comporte environ 80 000 logements.

Une manne pour le BTP hexagonal

Bref, la SNI va devenir, pour les entreprises du BTP hexagonales, un donneur d'ordres encore plus important. « C'est vrai, reconnaît volontiers Robert Pacalet, directeur marketing de la SNI, notre production est appelée à grossir à l'avenir. Ce qui ne devrait pourtant pas modifier notre stratégie générale vis-à-vis des entreprises et des architectes. »

Bien qu'étant très déconcentrée, la SNI ou plutôt ses directions régionales qui sont les maîtres d'ouvrage en titre privilégient le mieux-disant, les accords de gré à gré, les entreprises générales (sauf pour les petites opérations) et les architectes locaux. « Nous ne sommes pas des fanatiques du concours d'architecture, explique encore Robert Pacalet. Par contre, nous sommes très attentifs à l'exploitation future des logements. Pour la simple raison que ces logements sont loués à une clientèle qui change de localité en moyenne tous les quatre ans ! »

La SNI, qui règle les entreprises en 45 jours maximum, a un « faible » pour les entreprises capables d'effectuer des réhabilitations et des gros travaux d'entretien en été. La raison : elle doit gérer en moyenne 16 000 rotations de locataires par an, en majorité entre juin et septembre.

(1) Les militaires et professionnels civils de la Défense constituent 68 % de sa population locative.

Près d'un milliard de francs de travaux par an

La Société nationale immobilière, avec un parc de quelque 70 000 logements, consacre tous les ans au moins 900 millions de francs à des travaux de construction ou de réhabilitation (400 et 500 millions respectivement), la production annuelle de nouveaux logements s'élevant à 1 000/1 200 et le nombre de logements réhabilités (des Palulos essentiellement) avoisinant les 3 000. La barre du milliard de francs de travaux pourrait être franchie en 1997 et les années suivantes, cette SEM d'Etat (actionnaire principal, la Caisse des dépôts étant présente à hauteur de 45 %) ayant en effet été chargée par le ministère de la Défense de participer - au niveau du logement - au « reformatage » des armées. D'où la nécessité de construire des logements dans les communes qui vont accueillir des régiments professionnalisés.

Contact : Robert Pacalet, directeur marketing. 94 bis, avenue de Suffren 75015, Paris. Tél. : 01.44.49.26.60. Fax : 01.44.49.26.79.

Principaux projets

Voici une liste non exhaustive de projets de construction de la SNI, qui travaille beaucoup en partenariat avec la Scic (groupe Caisse des dépôts), dont le siège social, au début des années 70, a été délocalisé à Montpellier.

Paris et région parisienne

80 logements à l'hôpital Sainte-Anne, rue de la Santé, dans le XIVe (pour du personnel hospitalier).

300 logements rue de l'Eglise, dans le XVe (pour des administrations centrales).

à Versailles, sur deux sites : 170 logements familiaux (pour le ministère de la Défense).

500 logements familiaux ou pour jeunes fonctionnaires célibataires à Saint-Cloud, Saint-Germain-en-Laye, etc. (pour le ministère de la Défense).

En régions à Brest, Nice, Amiens (pour le personnel hospitalier), Vesoul (pour le personnel hospitalier et les fonctionnaires territoriaux), Montpellier (une centaine de logements pour gendarmes à Celle-Neuve), Lyon/Ayasse (une soixantaine de logements pour le ministère de la Défense), etc.

S'y ajoutera bientôt la construction de nouveaux logements (ou la réhabilitation de bâtiments existants) dans les communes accueillant des régiments professionnalisés. Telles que Oberhoffen (Bas-Rhin), Issoire (Puy-de-Dôme), Chaumont (Haute-Marne), Belfort (Territoire de Belfort), Brive (Corrèze), Epinal (Vosges), Noyon (Oise), Gap (Hautes-Alpes), etc.

Photo : logements de fonction pour le ministère de la Défense à Strasbourg

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

170 séquences pour mener une opération de construction

170 séquences pour mener une opération de construction

Date de parution : 01/2020

Voir

55 outils pour la conduite de chantier

55 outils pour la conduite de chantier

Date de parution : 01/2020

Voir

Construire avec le bois

Construire avec le bois

Date de parution : 12/2019

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur