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MAITRISE D'OEUVRE AMIANTE Le désamiantage « de précaution » soutient l'activité

ELISABETH ALLAIN-DUPRE |  le 11/09/1998  |  BâtimentTechnique

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L'Association française pour le contrôle et la maîtrise de l'amiante (AFCMA), fondée l'été dernier, compte aujourd'hui parmi ses vingt et un membres onze structures d'architecture ou d'ingénierie qualifiées pour le diagnostic et la maîtrise d'oeuvre de désamiantage. Ce « collège maîtrise d'oeuvre » de l'AFCMA constate, comme l'ensemble de la filière, que le marché du risque amiante a été quelque peu surévalué, du moins si l'on s'en tient à l'application stricte de la réglementation : ses dernières statistiques, établies au premier novembre 1997 sur plus de 15, 6 millions de mètres carrés, ne recensent que 11 mesures d'empoussièrement avec des résultats supérieurs au seuil réglementaire de 25 fibres par litre d'air.

Approche subjective

En revanche, beaucoup de maîtres d'ouvrage vont bien au-delà de leurs obligations, note l'architecte Pierre-Alain Uniack, en faisant procéder à l'enlèvement de matériaux amiantifères non visés par les décrets 96-97 et 97-855 : dalles de sol, toutes sortes de plaques rigides, coques de volets roulants... Ces maîtres d'ouvrage sont souvent des collectivités locales, soucieuses de soustraire leurs écoles et les autres équipements municipaux à l'exposition amiante, ou encore des propriétaires, bailleurs ou vendeurs, attentifs à supprimer tout élément susceptible de déprécier leur bien. Parce que ce marché « de précaution » relève d'une approche subjective, les prévisions ne sont guère possibles, souligne Richard Thomas, président de l'AFCMA. Il note toutefois que ces petites opérations, 200 à 300 m2 en moyenne, représentent 70 à 80 % de l'activité amiante des maîtres d'oeuvre spécialisés et génèrent 10 % du chiffre d'affaires de leurs structures, contre 5 % l'an dernier.

La tendance devrait, selon lui, perdurer pendant les quinze prochaines années, jusqu'à ce que l'objectif « zéro amiante » soit partout atteint. L'intervention d'un maître d'oeuvre n'est pas imposée dans ces petites opérations, mais l'AFCMA tire la sonnette d'alarme : mal conduit, un chantier d'enlèvement d'amiante peut s'avérer plus dangereux que de l'amiante en place en état de conservation correcte. L'enlèvement des dalles de sol - et surtout de leur colle - impose, par exemple, des procédures techniques bien particulières. Par ailleurs, l'AFCMA observe un grande instabilité des prix pratiqués par les entreprises : une raison supplémentaire de faire appel à une maîtrise d'oeuvre formée au risque amiante, et à ses descriptifs précis et structurés.

PHOTO : Richard Thomas, P-DG de l'AFCMA : «Les opérations de 200 à 300 m2 représentent 70 à 80% de l'activité amiante des structures spécialisées.

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