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Maisons France Confort mise sur une belle année 2017
Patrick Vandromme, PDG du groupe Maisons France Confort et président de l'Union des maisons françaises - © © DR

Maisons France Confort mise sur une belle année 2017

Barbara Kiraly |  le 23/03/2017  |  LogementsTechniqueBâtiment

Après avoir enregistré 7 641 prises de commandes en 2016 et publié un chiffre d’affaires de plus de 615 millions d’euros, Maisons France Confort, le leader de la maison individuelle, mise sur un chiffre d’affaires de 700 millions en 2017. Le groupe table sur deux relais de croissance : la vente aux particuliers investisseurs et la rénovation des bâtiments.

Le leader de la maison individuelle Maisons France Confort (MFC) boucle une bonne année 2016 après avoir enregistré 7 641 prises de commandes (+19,3% en nombre et 21,2% en valeur) l’an passé. Ces bons résultats, qui lui permettent d’afficher un chiffre d’affaires en hausse de 20,3% sur un an à 615,2 millions d’euros, s’expliquent par les taux d’intérêt historiquement bas et le renforcement du prêt à taux zéro (PTZ) en janvier 2016.

« Le PTZ a surtout eu un effet psychologique, son renforcement n’impacte pas énormément la solvabilité des primo-accédants mais elle les met dans une bonne dynamique de marché », a estimé Loïc Vandromme, directeur marketing et communication de MFC, jeudi 23 mars, lors de l’annonce des résultats du groupe. Selon les calculs de l’entreprise, si le PTZ n’était pas reconduit en 2018, « nous pourrons potentiellement perdre 15% de nos clients, calcule Patrick Vandromme, président-directeur général de l’entreprise. Toutefois, les hommes politiques s’accordent sur la reconduction des dispositifs existants comme le Pinel et le PTZ. »

Booster l’investissement locatif et créer un pôle dédié à la rénovation

« En 2016, la progression des ventes a été constante mois après mois et s’est accélérée en fin d’année », analyse Patrick Vandromme. En 2017, il table sur un chiffre d’affaires de 700 millions d’euros. « Pour renforcer notre position de leader, nous devons innover et développer des relais de croissance », poursuit le P-DG qui compte activer deux leviers.

D’abord, il souhaite profiter des bons résultats enregistrés par le dispositif d’investissement locatif Pinel et augmenter la part de ses clients investisseurs à 10% (contre 6% actuellement). Début mars, la société a donc lancé MFC Invest, un service chargé de développer une offre calibrée pour cette clientèle particulière. L’objectif est ambitieux, puisque MFC Invest doit pratiquement doubler les ventes aux investisseurs pour les faire passer à 700 maisons signées en 2017 (contre 450 en 2016).

Ensuite, Patrick Vandromme table sur le développement de la rénovation des maisons et d'immeubles collectifs et publics. En 2016, les résultats des filiales de MFC dédiées à la rénovation ont affiché des résultats décevants : « 33 millions réalisés alors que nous espérions 37 à 38 millions d’euros », concède Jean-Christophe Godet, directeur financier et administratif du groupe. Pour se renforcer, l’entreprise a pris une participation majoritaire (51%) dans l’Atelier des Compagnons (ADC). Objectif : structurer un pôle dédié à la rénovation, qui doit générer un chiffre d’affaires d’au moins 100 millions d’euros en 2017, dont plus de 65 millions seront supportés par ADC. Les 45 millions restants émaneront des structures déjà existantes (Rénovert, Camif Habitat et Illico Travaux).

Développer les synergies avec l’Atelier des Compagnons

La prise de participation dans l’Atelier des Compagnons « doit permettre d’augmenter les synergies avec Maisons France Confort, estime Loïc Vandromme. Lorsqu’ADC répond à des appels d’offres, les matériaux et les équipements sont déjà déterminés. L’enjeu consiste à inscrire dans les appels d’offres une marque donnée ou un équivalent. »

Ensuite, ADC a vocation à se développer partout en France alors qu’aujourd’hui, l’entreprise ne travaille qu’en Ile-de-France. « Nous nous appuierons sur le maillage de MFC, notamment en Rhône-Alpes, précise Loïc Vandromme. Toutefois, le déploiement d’ADC ne devrait pas intervenir en 2017. »

Enfin, ADC, qui réalise 60% de son activité avec des opérateurs privés (banques, assurances, foncières, etc.) et 40% avec des collectivités locales ou des bailleurs sociaux, doit doper les prises de contact de MFC, notamment dans les opérations groupées. « Aujourd’hui, le panier moyen s’élève à 300 000 euros et les opérations sont de plus en plus techniques, notamment dans le génie climatique », signale Michaël Bertini, directeur général d’ADC. Ce dernier précise avoir un carnet de commandes de 40 millions d’euros, « soit 6 à 9 mois d’activités ». L’ambition est forte pour ADC, mais « réaliste » selon Loïc Vandrome, qui rappelle qu’entre 2005 et 2016, la société a fait passer son chiffre d’affaires de 400 000 euros à plus de 50 millions d'euros.

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