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Maison à énergie positive : allier architecture, technique et usages des habitants
Le principe d’un sas bioclimatique a été validé et cet espace est devenu le fil conducteur de la construction - © © AIA Nantes

Maison à énergie positive : allier architecture, technique et usages des habitants

nathalie bougeard |  le 02/04/2012  |  ArchitectureEnvironnementIlle-et-VilaineSantéTechnique

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A Saint-Grégoire, près de Rennes,  démarre la construction d’un programme de trois maisons à énergie positive. Cette initiative qui réunit chercheurs, architectes et ingénieurs  utilise le sas bioclimatique pour chacune des constructions.

« Nous voulons à la fois la qualité architecturale, la performance énergétique et le confort d’usage et ce, été comme hiver. En résumé, nous refusons de concevoir des bouteilles thermos », clament Pascal Fourrier et Christian Marenne, respectivement architecte associé à AIA Nantes et professeur au Cerma, le centre de recherche de l’école d’architecture de Nantes.

Les deux chevilles ouvrières de ce projet retenu lors de Prebat 2006 se sont entourées du bureau d’études thermiques Pouget Consultants et ont finalisé le partenariat avec Saint-Grégoire, commune réputée pour son résidentiel haut de gamme.

En revanche, convaincre les promoteurs  s’est avéré difficile : ceux-ci ont immédiatement opposé la faisabilité financière d’un programme limité à trois maisons. Résultat : en plus des 40% de rabais consenti sur le prix des trois terrains, la municipalité a dans le cadre d’une deuxième consultation adjoint 26 parcelles.

Positionné sur toute la largeur du pignon sud, ce volume du sas bioclimatique occupe deux niveaux.
Positionné sur toute la largeur du pignon sud, ce volume du sas bioclimatique occupe deux niveaux. - © © AIA Nantes

Projet retenu par Prebat

L’équipe ainsi renforcée par l’arrivée du promoteur Giboire et le soutien financier de l’Ademe (245 000 €) , reste à définir la maison à énergie positive « puisqu’aujourd’hui, aucun texte ne le fait », rappelle Christian Marenne. « Comme les consommations d’appareils électriques représentent la moitié des dépenses énergétiques, nous les intégrons  à nos calculs », soulignent Gilles Guyot et Eric Bussolino, ingénieurs thermiciens chez Pouget Consultant pour le premier et chez AIA pour le second. Parallèlement, le Cerma décortique une vingtaine de maisons à énergie positive déjà réalisées.

Reste que le règlement de la zac du Champ Daguet impose notamment l’axe de faîtage et le polygone d’implantation avec point d’accroche du bâti. Ainsi, la première maison dont les travaux viennent de démarrer est-elle positionnée sur un axe est-ouest.

« Le travail en équipe pluridisciplinaire a généré un grand nombre d’allers et retours entre les uns et les autres : en amont évidemment, mais aussi au stade de la conception. Dès qu’une idée architecturale émergeait, les ingénieurs évaluaient sa pertinence en terme de confort énergétique. D’où un très grand nombre de simulations thermiques très poussées, afin d’arriver à la meilleure solution », se félicite Christian Marenne.

Un sas bioclimatique

« C’est ainsi que le principe d’un sas bioclimatique a été validé et cet espace est devenu le fil conducteur de la construction », poursuit Eric Bussolino.
Positionné sur toute la largeur du pignon sud, ce volume occupe deux niveaux. Mais comment convaincre un promoteur et une municipalité de l’intérêt d’un tel espace ?  Là encore, les simulations ont parlé : « Entre le garage au nord –stationnement imposé par le règlement de la zac - et l’espace bioclimatique est implantée la zone de vie principale. Mais du point de vue de l’isolation, ces trois parties forment un tout identique avec un mur de briques de 20 cm et autant d’isolant thermique. L’interface  entre l’espace central et le sas s’opère par deux portes-fenêtres qui facilitent les déplacements et le confort visuel », précise Pascal Fourrier. Résultat : quelle que soit la saison, les trois quarts du temps, entre 8 et 20 heures, la température du sas bioclimatique devrait être supérieure à 19°C. «En outre, cette performance énergétique génère un bonus de cos. Cela permet de déduire la surface du sas de la shon.
Les élus de Saint-Grégoire ignorant cette disposition de la loi Grenelle 2, il nous a fallu faire de la pédagogie pour démontrer la pertinence d’une telle solution», continue Pascal Fourrier.

En coût de construction, cette première maison passive revient à 1 608 euros HT du m2 contre 1 000 à 1 200 euros pour des maisons traditionnelles.

Pour en savoir plus, cliquez ici

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