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Maires et élus livrent leurs bonnes pratiques

le 24/11/2017  |  NordEtat

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Certaines collectivités locales parviennent à maîtriser les dépenses et à investir malgré la diète budgétaire.

« Consolider notre autofinancement »

« Le sérieux budgétaire est une constante de notre politique financière. De même, le niveau atteint par les investissements est le fruit du plan de mandat adopté en 2015, qui prévoyait une poursuite de l'effort de la métropole en ce sens. Pour y parvenir, il semblait nécessaire de consolider notre capacité d'autofinancement.

Nous avons procédé à diverses actions vertueuses : pilotage rigoureux de la masse salariale, économies de gestion sur nos achats courants, association de nos partenaires à nos efforts budgétaires, mutualisations, optimisation des financements contractuels (pacte Etat-métropole, contrats de territoire), investissements générateurs d'économies de fonctionnement, en particulier dans le domaine énergétique… »

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PHOTO - 10087_634547_k3_k2_1529033.jpg - © FRANCK BÉTERMIN/BREST MÉTROPOLE
« La commune nouvelle est une solution »

« Née en 2011, notre commune nouvelle s'est élargie le 1er janvier 2016 : nous avons absorbé l'intercommunalité et accueilli 10 communes.

Par rapport à 2015, nous économisons entre 300 000 et 350 000 euros par an, avec 20 % d'économies sur les charges générales en 2016, et encore 5 % ou 6 % en 2017. Nous avons accru nos recettes : les mêmes services, avec une gestion optimisée, attirent plus d'usagers. Nous investissons de deux et demie à trois fois plus, soit environ 5 M€ par an, dont 1 M€ pour la voirie.

Nous avons réalisé des projets que les anciennes communes n'auraient pas pu mener seules, comme l'ouverture d'une maison de santé. Si nous voulons sauver les petites communes urbaines ou rurales, le regroupement est la solution. »

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PHOTO - 10087_634547_k5_k4_1529035.jpg - © PICASA/MAIRIE DE BAUGÉ-EN-ANJOU
« Après la fusion, prioriser les chantiers »

« Notre maîtrise des dépenses de fonctionnement s'est principalement concentrée sur les charges de personnel.

L'ex-Thau Agglo [l'une des deux intercommunalités réunies dans l'Agglopôle, qui a été créée en janvier 2017, NDLR] était faiblement endettée : son ratio de désendettement était inférieur à 0,5 année en 2016, alors même que le niveau de recettes excédait le besoin de financement courant. Face à un tel constat et aux marges de manœuvre dont nous disposions, nous avons choisi de mobiliser notre capacité de financement afin d'investir et de répondre aux besoins du territoire, notamment en matière d'équipements culturels et sportifs. Après la fusion, nos indicateurs de gestion sont corrects. Une prospective financière avec les projets des deux territoires fusionnés est en cours afin de prioriser les différents chantiers. »

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PHOTO - 10087_634547_k7_k6_1529037.jpg - © JEAN-PIERRE DEGAS/VILLE DE SÈTE
« Respecter sa trajectoire malgré les aléas »

« Je m'inscris dans une logique de performance publique et j'avais exposé une trajectoire financière dès mon projet de mandat. Ses principes : sobriété fiscale (pas d'augmentation d'impôts), défense du contribuable de demain (engager un cycle de désendettement), adaptation d'un plan d'investissement à la réalité financière (avec la construction d'écoles, des travaux sur le campus universitaire, les équipements sportifs et culturels, etc.). Des audits nous ont aidés à repenser notre organisation interne et nos dépenses courantes ont baissé de 24 M€ en trois ans. Nous avons repris en régie certaines prestations, comme la propreté, qui nous coûte moins cher. Nous avons mis en place un plan de lutte contre les incivilités qui nous permet de diminuer le coût de réparation du mobilier urbain (- 1 M€ par an) et de remise en état du patrimoine municipal. Il s'agit aussi de trouver des recettes dynamiques, et nos délégataires (55 au total) nous apportent des compléments en ce sens. Je parviens à respecter ma trajectoire malgré les aléas : le pillage de nos recettes avec la baisse des dotations ; de graves inondations en 2015 ; le risque terroriste avec la mise en place d'un plan de 5,5 M€ en deux ans et demi. »

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PHOTO - 10087_634547_k9_k8_1529040.jpg - © MAIRIE DE CANNES
« Une saine gestion, en accroissant les recettes »

« La baisse des dotations annoncée au début de nos mandats, en 2014, n'était certes pas une injonction de l'Etat à réfléchir à nos dépenses, mais consistait en une forte incitation. Nous avons fait le choix d'une saine gestion, tout en continuant à investir (1 Md € sur le mandat) pour rester une métropole attractive et dynamique. Nous avons augmenté la fiscalité mais le rythme ralentit : + 3,5 % en 2015, + 1,5 % en 2016 et 2017, sans doute moins en 2018. Cependant, un point de fiscalité ne rapporte que 1,5 M€, nous ne pouvions donc pas envisager que cette option. Nous tentons d'actionner tous les leviers de recettes, notamment en cherchant des subventions. Nous avons fait des efforts sur les dépenses de fonctionnement, qui augmentent raisonnablement (+ 0,3 % en 2015 et 2016, + 0,7 % en 2017), mais nous arrivons au bout de cet exercice, et nous n'aurons économisé que 1 M€ en 2017. »

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PHOTO - 10087_634547_k11_k10_1529044.jpg - © J. DORKEL / EUROMÉTROPOLE DE STRASBOURG
« Appréhender différemment les politiques sociales »

« Le département avait été mis sous tutelle, je devais trouver des solutions dès avril 2015. La première année, nous avons économisé 55 M€ sur le fonctionnement, 100 M€ en 2016. Appréhender différemment les politiques sociales nous y a aidés. Nous avons développé l'habitat partagé pour les personnes en situation de handicap mental, par exemple. Ou rapproché les fichiers de la Caisse d'allocations familiales et de Pôle emploi, et constaté que 45 000 bénéficiaires du RSA n'y avaient plus droit, pour différentes raisons. En parallèle, nous avons relancé l'investissement (reconstruction de collèges, engagements déjà pris concernant le contournement de Valenciennes, etc.) et sommes passés d'un budget de 185 M€ en 2015 à 240 M€, puis 260 M€.

Nous espérons tenir ce cap en 2018. Les subventions d'équipements représentent un peu moins de 30 %, mais nous proposons aux communes et intercommunalités qui en ont besoin des agents pour les aider, notamment en termes d'ingénierie. »

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PHOTO - 10087_634547_k13_k12_1529045.jpg - © P. HOUZE / DÉPARTEMENT DU NORD
« Investir 4 Mds €, économiser 300 M€ »

« Notre objectif d'économies de fonctionnement a été annoncé clairement pendant la campagne des régionales, en 2015 : 300 M€ sur le mandat. L'efficacité de notre lutte contre le gaspillage est basée sur une profonde réorganisation de la région : moins de niveaux de décision, d'intermédiaires, de paperasse. Au-delà, c'est une nouvelle vision de la gestion de l'argent public que nous portons. L'objectif est de nouer un lien plus direct avec nos partenaires, pour aboutir à moins de délais et à une meilleure efficacité. Nous avons redressé le niveau des investissements dès 2016 alors qu'il avait baissé de 16 % sous les précédentes majorités. Notre ambition est d'atteindre au moins 4 Mds € d'investissements sur le mandat.

Nous avons notamment lancé des plans de sauvegarde des petites lignes ferroviaires et d'équipement en infrastructures numériques, ou encore un « plan Marshall » pour la rénovation et la construction de lycées (1,5 Md €).

Nous avons aussi créé un fonds spécial pour accompagner les investissements des petites communes. »

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PHOTO - 10087_634547_k15_k14_1529047.jpg - © M. PEREZ / RÉGION AUVERGNE-RHÔNE-ALPES
« Rechercher financements et contractualisations »

« Nous avons procédé à des mutualisations, recherché de façon volontariste des financements publics et des contractualisations avec l'Europe, le département, la région… Nous avons mobilisé 15 M€ ainsi. Nous avons acheté un bâtiment que nous avons rénové pour installer le siège de l'agglomération, dont les services étaient auparavant répartis sur sept ou huit sites. Les annuités de l'emprunt souscrit sont finalement inférieures aux précédents loyers. Nous avons baissé nos charges de fonctionnement (- 1,6 % en 2016) alors que les charges de personnels ont augmenté (+ 0,7 %), en maintenant les services et les investissements (45 M€, proche des niveaux 2008-2012). C'est important car nous sommes un territoire qui a besoin de ces deux éléments pour être attractif. »

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PHOTO - 10087_634547_k17_k16_1529050.jpg - © LIMOGES MÉTROPOLE
« 560 € investis par an et par habitant »

« Notre budget de fonctionnement n'a pas augmenté depuis 2014. Un résultat atteint malgré l'inflation et les charges supplémentaires imposées. Pour cela, nous mettons en œuvre tous les leviers. Nous avons procédé à des mutualisations avec l'agglomération, par exemple.

L'argent que nous ne dépensons pas dans le fonctionnement, nous pouvons l'investir. Tant et si bien que Colmar investit 38 à 40 M€ par an, soit en moyenne 560 € par an et par habitant, contre 300 € pour des villes similaires. Le tout avec un taux de réalisation de 90 %. Un tiers des financements passent par l'autofinancement (+ 5,4 % sur un an), un tiers par des négociations avec nos partenaires extérieurs, un tiers par l'emprunt, tout en conservant le même taux d'endettement qu'en 1995. »

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PHOTO - 10087_634547_k19_k18_1529053.jpg - © MAIRIE DE COLMAR

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