En direct

Coronavirus : « Maintenir l’activité sur les chantiers, ce serait imposer 450 victimes d'accidents du travail par jour à des services hospitaliers déjà saturés ! », Vincent Giraudeaux (Yséis)
Vincent Giraudeaux (Yséis) pointe l'incohérence entre les mesures de confinement et l'incitation de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, à continuer les travaux sur les chantiers du BTP. - © Elise JULLIARD

Coronavirus : « Maintenir l’activité sur les chantiers, ce serait imposer 450 victimes d'accidents du travail par jour à des services hospitaliers déjà saturés ! », Vincent Giraudeaux (Yséis)

Propos recueillis par Caroline Gitton |  le 19/03/2020  |  France Coronavirus

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

France
Coronavirus
Vie du BTP
Valider

Alors que Muriel Pénicaud, ministre du Travail, enjoint aux entreprises de maintenir leur activité sur les chantiers malgré l’épidémie de Covid-19, Vincent Giraudeaux (Yséis) alerte sur les risques de contamination pour les salariés et, compte tenu de la nature accidentogène de l’activité, de surcharger davantage le système de santé.

« L’injonction présidentielle du confinement de la population d’une part, et l’incitation de Muriel Pénicaud à poursuivre l’activité sur les chantiers d’autre part, sont incohérentes. Nous sommes tenus de respecter la règle de distance physique. Or, ni le président de la République, ni la ministre du Travail ne se sont, à l’évidence, rendus sur un chantier, ni n’ont vécu la journée d’un ouvrier ! La vie d’un compagnon au travail ne permet pas le respect des règles de protection. Les salariés se rendent sur les chantiers à plusieurs, en camionnette, et se changent dans le même vestiaire. Il faudrait donc, pour les protéger de la contamination, étaler les heures de prise de poste, de sorte que les derniers commenceraient leur journée à 15h ! De plus, les travailleurs qui sont en grands déplacements dorment souvent dans les mêmes chambres d’hôtel. Rappelons en outre que, selon les chiffres de l’Assurance maladie, on déplore 450 accidents du travail quotidiens dans le BTP, avec un décès tous les deux jours. Comment envisager d’envoyer 450 personnes supplémentaires vers des services hospitaliers déjà saturés, en ce début d’épidémie, à cause du Coronavirus ? Ce qui manque par ailleurs le plus en règle générale sur les chantiers, c’est la préparation. Cette crise sanitaire ne serait-elle dès lors pas l’occasion, pour les cadres, de s’atteler à l’organisation des chantiers qui reprendront à son issue, tout en laissant les ouvriers chez eux ? »

Commentaires

Coronavirus : « Maintenir l’activité sur les chantiers, ce serait imposer 450 victimes d'accidents du travail par jour à des services hospitaliers déjà saturés ! », Vincent Giraudeaux (Yséis)

Votre e-mail ne sera pas publié

Mika

21/03/2020 20h:34

Tout à fait d accord

Votre e-mail ne sera pas publié

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Initiation à l’architecture, à l’urbanisme et à la construction

Initiation à l’architecture, à l’urbanisme et à la construction

Date de parution : 08/2020

Voir

Accessibilité des bâtiments aux personnes handicapées

Accessibilité des bâtiments aux personnes handicapées

Date de parution : 08/2020

Voir

Handicap et construction

Handicap et construction

Date de parution : 07/2020

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur