En direct

Maine-et-Loire Un pôle déchets pour la briqueterie choletaise

bertrand escolin |  le 20/06/1997  |  Maine-et-LoireFrance Collectivités localesDéchetsVendée

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Maine-et-Loire
France
Collectivités locales
Déchets
Vendée
Europe
Environnement
Valider

Société coopérative d'origine familiale, la briqueterie Bouyer-Leroux basée à La Séguinière (Maine-et-Loire) produit 110 000 tonnes/an de briques porteuses et de cloisonnement. Dans les années 80, elle entame une diversification vers la production de tuiles « tige de botte », autour de son unité de production « Produits rouges de Vendée » à Fontenay-le-Comte (Vendée). Dans le même temps, elle se lance dans l'incinération de déchets pour alimenter son four de briqueterie. Selon le PD-G Georges-Marie Leroux, en 1996, Bouyer- Leroux a réalisé un chiffre d'affaires de 110 millions de francs en briqueterie (120 salariés) et 22 millions en traitement des déchets (7 salariés).

Leader dans l'ouest du marché de la brique de cloisonnement, commercialisée sous la marque Sibo, la société perce en Ile-de-France, Grand Ouest. Les briques porteuses sont, quant à elles, commercialisées par Bouyer-Leroux.

Une seconde chaîne de fabrication

Bouyer-Leroux vient de lancer un produit, la «bio-bric » , de 37 cm d'épaisseur, qui, répondant aux réglementations thermiques-acoustiques, ne nécessite aucune pose d'isolant complémentaire. Ce type de produit, courant en Allemagne et en Italie, commence à se faire connaître en France.

Comme sa fabrication nécessite un séchage lent de 24 h (contre 4 h pour une brique normale), la société prépare un investissement de 15 millions pour monter une deuxième chaîne dans son usine de la Séguinière. Le permis de construire vient d'être déposé pour un début des travaux en octobre 1997. L'unité sera opérationnelle en septembre 1998.

Parallèlement, Bouyer-Leroux veut étendre son activité traitement des déchets : « Si nous voulons maîtriser la filière complète, explique Georges-Marie Leroux, il faut nous adosser à un grand groupe national ». Le rapprochement est en cours pour développer le tri, l'incinération et l'enfouissement. « En 1999, poursuit le PD-G, nous prévoyons d'ouvrir une extension du centre d'enfouissement technique aux normes 2002 sur 20 hectares (15 ha actuellement).

D'ici là, nous étudierons le marché pour dimensionner la nouvelle usine d'incinération d'une capacité de 50 000 tonnes, qui viendra s'ajouter à celle dont nous disposons (30 000 tonnes) pour être prêt en 2001 ». Ces capacités restent cependant soumises aux décisions politiques : si l'activité déchets de Bouyer-Leroux s'étend sur l'agglomération choletaise, le groupe souhaite étendre ses prestations aux départements voisins.

Enfin, Bouyer-Leroux développe également une activité PVC pour concevoir des profils et les développer sur le grand ouest : la société vient de racheter la SPPF, une unité de 25 salariés spécialisée dans l'extrusion de PVC, qui représente un apport de chiffre d'affaires de 35 millions de francs.

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur
Ajouter Le Moniteur à l'écran d'accueil