Transport et infrastructures

Lyon-Turin : les contrats de maîtrise d’oeuvre du tunnel de base attribués à 13 bureaux d’études européens

Mots clés : Conception - Ouvrage d'art

Le Conseil d’administration de TELT (Tunnel Euralpin Lyon-Turin) a approuvé l’attribution des contrats de maitrise d’oeuvre du tunnel de base du Lyon-Turin d’une longueur de 57,5 km. Ces marchés, d’une valeur prévisionnelle de 90 millions d’euros, sont divisés en trois lots qui couvrent la partie du tunnel comprise entre la frontière franco-italienne et l’entrée à Villard-Clément, sur la commune de Saint-Julien-Montdenis.

On attendait cette décision au 4e trimestre 2017. Il aura fallu patienter un peu plus longtemps mais ça y est. TELT (pour Tunnel Euralpin Lyon Turin), la société franco-italienne responsable de la réalisation et de la gestion de la section transfrontalière de la nouvelle liaison ferroviaire Lyon –Turin, a attribué vendredi 2 février, le marché de maîtrise d’oeuvre du tunnel de base du Mont-Cenis, pour la partie creusée depuis la France, qui représente 50 km, dont 6km en territoire italien sur un total de 57,5 km.

Les groupements attributaires, qui sont constitués de bureaux d’études européens parmi les plus reconnus pour leur expertise de haut niveau dans le domaine des travaux en souterrain, auront pour mission de préparer les appels d’offres pour la construction du tunnel de base du Mont-Cenis et assureront la maîtrise d’oeuvre en phase de réalisation de l’ouvrage. Ces travaux couvrent plus de 80 % des tunnels à réaliser.

 

Lot 1 : Maîtrise d’oeuvre à partir de la descenderie de Villarodin-Bourget/Modane

Cette section s’étend sur 24 km pour un montant estimé à 40 millions d’euros. Il s’agit de la section la plus longue, située sous les couvertures rocheuses les plus importantes (environ 2000 mètres) et à creuser avec deux tunneliers. Ce contrat s’étale sur dix ans.

L’attributaire de ce marché est le groupement ALLTI – Alliance Lyon Turin Ingénierie – composé des sociétés Arcadis, BG Ingénieurs Conseils, Neosia (ex Tecnimont Civil Construction), Lombardi Ingénierie et Amberg.

 

Lot 2 : Maîtrise d’oeuvre à partir des descenderies de La Praz et de Saint-Martin-la-Porte

Il concerne l’excavation du tube nord du tunnel de base entre les deux descenderies où se poursuit actuellement le creusement de la galerie de reconnaissance dans l’axe et au diamètre du tube sud et l’excavation des deux tubes en direction de Modane à partir de la descenderie de La Praz. Son montant global est estimé à 37 millions d’euros pour une longueur d’environ 21 km, à réaliser en 10 ans, avec l’utilisation de trois tunneliers.

L’attributaire de ce marché est un groupement dont le mandataire est la société Setec TPI, en partenariat avec Systra, Italferr et Pini Swiss Engineers.

 

Lot 3 : Maîtrise d’oeuvre à partir du portail de Villard-Clément

Cette section d’une longueur d’environ 5 km sera réalisée en méthode traditionnelle. Le marché s’étale sur 4 ans et demi pour un montant estimé à 13,7 millions d’euros. L’attributaire de ce marché est le groupement Inalpage, dont le mandataire est la société Egis, en partenariat avec Ingérop, Alpina et Geodata.

 

« A la demande de la société, tous les groupements attributaires des marchés de maitrise d’oeuvre, mettront en place des comités d’experts du monde souterrain qui pourront être sollicités en cas de problèmes techniques particuliers » a précisé le directeur général de TELT, Mario Virano.

 

 

Focus

La proposition du Conseil d'orientation des infrastructures pour les accès au tunnel

Si le tunnel du Lyon-Turin ne faisait pas partie des sujets qu’il devait traiter, le Conseil d’orientation des infrastructures (COI) a tout de même tenu à évoquer la question des accès. En effet, dans le rapport remis à la ministre des Transports le 1er février, qui accorde une large place au réseau ferré, le COI inscrit la modernisation de la ligne Dijon-Modane dans les projets prioritaires.

Selon le scénario choisi par le gouvernement, ce chantier sera engagé au maximum dans les dix ans à venir. Son coût est évalué pour l’Etat à 7OOM€ et il pourrait être étalé dans le temps. Il permettrait d’apporter « une première réponse à la problématique du contournement ferroviaire lyonnais (…) tout en soulageant le nœud lyonnais et aux besoins liés à l’ouverture, le moment venu, du tunnel international du Lyon-Turin« , indique le rapport. Les investissements se porteraient principalement sur des renforcements d’installation électrique et l’amélioration de l’exploitation, afin d’accueillir dans de meilleures conditions le trafic de fret.

Il s’agirait ainsi d’intervenir sur l’existant. Le COI est plus sceptique concernant la construction de nouvelles infrastructures, visant à améliorer la qualité de services pour le transport de voyageurs et à accroître la capacité d’emport de la voie en matière de fret. « La démonstration n’a pas été faite de l’urgence d’engager ces aménagements dont les caractéristiques socio-économiques apparaissent à ce stade clairement défavorables. (…) Il conviendra d’analyser le moment venu avec précision les accroissements de trafics et d’affiner les modélisations pour déclencher ces investissements. (…) Il semble peu probable qu’avant dix ans il y ait matière à poursuivre les études relatives à ces travaux qui au mieux seront à engager après 2O38« , tranche-t-il ainsi.

 

 

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